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Un revenu de base pour toute la population suisse? Un comité interpartis trouve l'idée de l'initiative populaire dangereuse. Le peuple se prononcera le 5 juin (archives).

KEYSTONE/ENNIO LEANZA

(sda-ats)

L'idée d'un revenu de base bénéficiant à toute la population suisse est une utopie dangereuse. L'initiative populaire à l'origine de cette idée s'attaque aux valeurs qui sont à la base de la société suisse, critique un comité interpartis en lançant sa campagne.

L'initiative populaire "Pour un revenu de base inconditionnel" est soumise au peuple le 5 juin. Contre elle, s'est constitué un comité réunissant l'UDC, le PS, le PLR, le PVL, le PDC et le PBD. Leur slogan: le revenu de base inconditionnel (RBI) n'est que du vent. Il est illustré par un ballon d'abord gonflé, puis qui se dégonfle.

Le texte vise à permettre à l'ensemble de la population de mener une existence digne et de participer à la vie publique. Il prévoit d'obliger la Confédération à instaurer un revenu de base versé sans contrepartie à tout le monde, dès la naissance.

Les initiants proposent le versement d'un montant de 2500 francs par mois aux adultes, tandis que les enfants et les jeunes jusqu'à 18 ans toucheraient 625 francs par mois.

Système social en danger

Pour les opposants, un tel projet met en jeu les valeurs suisses comme la responsabilité individuelle et l'engagement professionnel. "Quel message va-t-on donner aux enfants avec cela? Qu'ils travaillent ou pas, ils recevront 2500 francs", s'est inquiétée Géraldine Marchand (PDC/VS).

Le système social est également mis en danger par l'initiative, a souligné Susanne Leutenegger-Oberholzer (PS/BL). Or, il n'est pas là uniquement pour donner de l'argent, mais sert également à intégrer ou réintégrer dans la société des personnes qui sont en marge.

De plus, pour les socialistes, le revenu minimal doit atteindre 4000 francs au moins. Avec 2500 francs, le revenu de base reviendrait à un dumping salarial généralisé.

La solidarité, qui est à la base du système social actuel, serait mise à mal. La cohésion sociale en pâtirait, a ajouté Kathrin Bertschy (PVL/BE).

ATS