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Le revenu des parlementaires fédéraux sera adapté au renchérissement. Après le Conseil des Etats, le National a finalement approuvé mardi cette augmentation, par 90 voix contre 84 et 4 abstentions. L'UDC a tenté en vain de s'y opposer.

Lors d'une première lecture, la Chambre du peuple avait refusé d'entrer en matière, sur un score déjà serré de 78 voix contre 74 et 9 abstentions. Elle a entre-temps changé d'avis. La compensation du renchérissement est prévue par la loi, a rappelé Antonio Hodgers (Verts/GE) au nom de la commission.

Cette adaptation entraînera une dépense annuelle supplémentaire de 1,33 million de francs, soit 4% des 30 millions octroyés, a indiqué le rapporteur. Et de préciser que l'inflation n'a pas été compensée depuis sept à onze ans pour toute une série d'indemnités, de défraiements et de contributions versés aux parlementaires.

Revenus parmi les plus bas en Europe

Le revenu annuel des parlementaires passera ainsi de 25'000 à 26'000 francs, les indemnisations annuelles de 31'750 à 33'000 francs et les indemnités journalières de 425 à 440 francs. "Cela maintient la Suisse parmi les pays européens qui versent les revenus les plus bas à leurs parlementaires", a relevé M. Hodgers.

L'UDC a de nouveau proposé, mais cette fois-ci en vain, de ne pas entrer en matière. "Nos rémunérations sont suffisamment élevées et une augmentation serait mal perçue. Elle n'a pas lieu d'être", a dit le Bernois Adrian Amstutz. Cette position a trouvé un large écho au sein du camp bourgeois.

ATS