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Le Royaume-Uni commémore l'attentat perpétré le 22 mars 2017 près du Parlement londonien.

KEYSTONE/EPA/ANDY RAIN

(sda-ats)

Minute de silence, fleurs et messages de solidarité: le Royaume-Uni commémorait jeudi l'attentat perpétré le 22 mars 2017 près du Parlement londonien. C'était le premier d'une série d'attaques djihadistes qui allaient faire 35 morts en six mois dans le pays.

Ce jour-là, en plein coeur de la capitale britannique, un homme fonce dans la foule avec son véhicule sur le pont de Westminster, qui enjambe la Tamise face à Big Ben, avant de poignarder mortellement un policier devant le Parlement.

L'attaque fait cinq morts. Son auteur, Khalid Masood, un citoyen britannique de 52 ans converti à l'islam, est abattu par la police. L'attentat est revendiqué par le groupe Etat islamique, mais Scotland Yard déclare ne pas avoir "trouvé de preuve d'une association" avec l'EI.

L'attentat, dont le mode opératoire rappelle ceux de Nice (86 morts) et Berlin (12 morts), s'inscrit alors dans un contexte de forte menace terroriste en Europe.

Hommages

Pour rendre hommage aux victimes, le mot clef #LondonUnited doit être projeté jeudi après-midi sur le parlement et un "livre numérique" a été ouvert à l'hôtel de ville.

Les députés ont observé eux une minute de silence à 09h33 (10h33 en Suisse). Cette heure correspond au chiffre 933, le matricule du policier Keith Palmer, tué dans l'attaque et distingué à titre posthume.

"Nous nous souvenons de ceux qui ont perdu leur vie en défendant la démocratie. Ils ne seront pas oubliés", a déclaré le ministre de la Culture Matt Hancock.

Sur le pont de Westminster ont été déposés des bouquets de fleurs, accompagnés parfois de messages. L'un d'eux évoque le souvenir de Kurt Cochran, un touriste américain de 54 ans tué dans l'attaque: "Kurt, emporté trop vite, mais qu'on n'oubliera jamais. Repose en paix Je t'aime très fort".

Sécurité renforcée

Un service religieux a également eu lieu au palais de Westminster, en présence de l'archevêque de Canterbury Justin Welby, chef spirituel des anglicans. "Il y a un an, les ténèbres ont frappé le pont de Westminster et ce palais, progressant comme un serpent, à gauche, à droite, pour tuer et blesser", a-t-il déclaré.

Au moment de commémorer cet anniversaire, le gouvernement a appelé les Britanniques à rester vigilants, alors que le niveau d'alerte terroriste reste toujours fixé à "grave", soit l'avant dernier échelon, correspondant à une menace d'attentat "hautement probable".

En octobre dernier, Andrew Parker, le chef du MI5, le service de renseignement britannique, avait souligné que la cadence et l'ampleur des projets terroristes s'étaient accélérées de façon "spectaculaire" au Royaume-Uni. "En plus de celles que nous surveillons aujourd'hui, le risque peut aussi venir de personnes revenues d'Irak et de Syrie", avait-il déclaré.

A Londres, l'attentat a poussé les autorités à renforcer le dispositif de sécurité de la ville. "De plus en plus d'espaces publics et d'infrastructures de transport sont protégés par des blocs de béton ou des barrières métalliques", a déclaré à l'AFP le Pr Jon Coaffee du département d'études politiques et internationales de l'université de Warwick.

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ATS