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Un an jour pour jour après l'investiture de Donald Trump à la Maison Blanche, le gouvernement fédéral américain s'est officiellement retrouvé samedi à court d'argent, faute d'accord entre républicains et démocrates.

KEYSTONE/EPA/SHAWN THEW

(sda-ats)

Le chef de file de la majorité républicaine du Sénat américain Mitch McConnell a déclaré samedi que la Chambre haute travaillerait dimanche "aussi longtemps qu'il le faudra" pour sortir de l'impasse du "shutdown". Il a aussi convoqué un vote pour lundi.

"Je vous assure que nous voterons lundi à 13h00 (07h00 en Suisse) sur un projet de loi visant à financer le gouvernement", a déclaré Mitch McConnell. Sauf si les démocrates désirent tenir ce vote plus tôt, a-t-il ajouté dans un communiqué. Un an jour pour jour après l'investiture de Donald Trump à la Maison Blanche, le gouvernement fédéral américain s'est officiellement retrouvé samedi à court d'argent, faute d'accord entre républicains et démocrates.

"C'est le premier anniversaire de ma présidence et les démocrates voulaient me faire un joli cadeau", a ironisé M. Trump dans une série de tweets matinaux. De son côté, le chef des sénateurs démocrates Chuck Schumer, ironisait lui sur la difficulté de négocier avec un président "qui change tout le temps de position".

Point de discorde central: les démocrates exigent une avancée sur la régularisation de centaines de milliers de clandestins arrivés jeunes aux Etats-Unis, et dont le statut temporaire accordé sous Barack Obama a été supprimé en septembre.

Quand Donald Trump a abrogé ce programme Daca, qui a permis à 690'000 jeunes sans-papiers de travailler et d'étudier en toute légalité, il avait donné jusqu'à mars au Congrès pour trouver une solution pérenne pour ces clandestins connus sous le nom de "Dreamers" (Rêveurs). Rien n'a bougé depuis.

Pilule amère

Alors que la Chambre des représentants avait adopté jeudi une proposition de loi visant à prolonger le financement du gouvernement fédéral jusqu'au 16 février, et éviter ainsi ce "shutdown", il a manqué dix voix au Sénat pour que le texte passe vendredi.

Pour Donald Trump, qui se targuait en campagne d'être passé maître dans l'art de la négociation, la pilule est amère. Le 45e président des Etats-Unis, qui avait prévu de passer le week-end dans son club privé de Mar-a-Lago, en Floride, où il devait célébrer l'anniversaire de son arrivée à la Maison Blanche lors d'une soirée de levée de fonds, a annulé son déplacement.

Chômage technique

Le "shutdown" se traduira par la mise au chômage technique de centaines de milliers d'employés fédéraux considérés comme "non essentiels". Les activités de nombreuses agences, comme les services fiscaux, seront réduites mais les services de sécurité seront globalement épargnés. Les 1,4 million de militaires américains poursuivront leurs opérations mais sans être payés.

"Nous n'avons qu'une seule chose à faire: attendre et voir ce qui va se passer. C'est un peu effrayant", expliquait samedi à l'AFP Noelle Joll, employée fédérale de 50 ans contrainte au chômage technique à Washington.

Le dernier "shutdown" remonte à 2013, sous l'administration du président démocrate Barack Obama. Il avait duré 16 jours.

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ATS