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Le Sénat français, à majorité de gauche, a créé dans la nuit de vendredi à samedi une "taxe sur les transactions automatisées", afin de limiter l'essor du "trading haute fréquence". La rapporteure générale du Budget a expliqué que pour sortir de la crise, "il faut de la régulation".

Cette taxe a cependant peu de chance de voir le jour pour l'instant, car l'Assemblée nationale, à majorité de droite et hostile à une telle mesure, reprendra le projet de loi de Finances et, comme le prévoit la Constitution française, aura le dernier mot.

Il s'agit de taxer à compter du 1er janvier 2012 certains prestataires de services d'investissement, "en cas de dépassement quotidien d'un taux d'annulation de 50% des ordres d'achat ou de vente d'instruments financiers qu'ils transmettent à des marchés "transparents", a expliqué la rapporteure générale du Budget, Nicole Bricq (PS).

Philippe Marini (UMP, droite), président de la commission des Finances, a accusé Mme Bricq "ne pas se placer dans le monde réel", même s'il souscrivait "à l'intention".

Les transactions à haute fréquence se réfèrent à l'exécution à grande vitesse de transactions financières faites par des algorithmes informatiques. Ces opérateurs de marché virtuels jouent sur les fluctuations du marché à l'échelle de la microseconde pour réaliser des profits. Elles représentent un volume très important des transactions.

Pour Mme Bricq, cette forme de trading "illustre un dévoiement des marchés, centrés sur eux-mêmes et sur le très court terme, livrés aux automates, sans visibilité pour les investisseurs et les émetteurs ni apport pour l'économie réelle".

ATS