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Le Sénat italien a adopté vendredi le plan de mesures promis à l'Union européenne pour réduire la dette et relancer la croissance, dans une course effrénée pour rassurer les marchés, avant le départ de Silvio Berlusconi. Le "Cavaliere" devrait démissionner samedi.

Le vote s'est passé sans accroc comme l'avait demandé le président italien Giorgio Napolitano aux sénateurs. Ceux-ci avaient auparavant applaudi l'arrivée en leur sein de l'ex-commissaire européen Mario Monti, pressenti pour succéder au président du Conseil et nommé mercredi sénateur à vie.

Les marchés continuaient vendredi de parier sur la désignation rapide de "Super Mario" à la tête d'un gouvernement de transition sans doute dès dimanche, par M. Napolitano, après la démission de Silvio Berlusconi probablement samedi.

Optimiste, la Bourse de Milan prenait plus de 3% en milieu d'après-midi, tandis que les taux obligataires italiens redescendaient autour de 6,5%, sous le seuil psychologique des 7%, qu'ils avaient largement dépassé au pic de la crise de confiance dans l'Italie.

Gouvernement gauche-droite

M. Monti, déjà reçu pendant deux heures jeudi, a revu vendredi le président Napolitano, devenu le "deus ex machina" de la politique italienne, pour discuter de l'exécutif de transition qui pourrait prendre ses fonctions dès lundi matin.

M. Napolitano privilégie, selon les médias, un gouvernement "de large entente", soutenu par une ample majorité parlementaire, où siégeraient à la fois des ministres du PDL de M. Berlusconi et de l'opposition de gauche et centriste, jusqu'aux prochaines législatives prévues au printemps 2013.

Les mesures anti-crise promises à l'UE (cessions de biens étatiques, allègement de la bureaucratie, incitations à l'embauche) devraient être adoptées définitivement samedi après-midi à la Chambre des députés. Ensuite, M. Berlusconi montera au Quirinal, siège de la présidence, pour démissionner. Un conseil des ministres appelé sans doute à valider la dissolution du gouvernement est programmé vers 18h00.

ATS