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Le Vatican a démenti lundi qu'un cardinal soit impliqué dans le scandale des fuites de documents confidentiels. Cette affaire est considérée comme la plus la plus grave crise au Saint-Siège depuis l'accession au pontificat de Benoît XVI en 2005.

Le "VatiLeaks" a pris une nouvelle tournure lundi après que la presse italienne eût révélé qu'au moins un prince de l'Eglise faisait partie des personnes soupçonnées d'être à l'origine des fuites, évoquant une conspiration beaucoup plus large.

Situation "délicate"

"Je démens catégoriquement qu'un cardinal, Italien ou pas, soit suspect", a déclaré le porte-parole du Vatican, le Père Federico Lombardi, lors d'une conférence de presse.

"Il (le pape) sait que la Curie romaine traverse une situation délicate. Il continue de rester sur le chemin de la sérénité, sa foi et sa morale le placent au-dessus de la mêlée", a-t-il ajouté.

Le père Lombardi a tenté d'atténuer la portée du scandale, qui fait les gros titres de la presse transalpine, soulignant que les luttes intestines étaient "exagérées". Le porte-parole a toutefois reconnu que cette crise pouvait porter atteinte à l'image du Saint-Siège.

Majordome arrêté

En l'espace d'une semaine, le Vatican a dû affronter l'arrestation du majordome des appartements pontificaux, le limogeage du président de l'Institut des oeuvres religieuses (IOR, la banque du Vatican) et la publication du livre "Sa Sainteté, les dossiers secrets de Benoît XVI", qui révèle les conspirations présumées entre cardinaux.

D'après les médias transalpins, citant des personnes affirmant avoir fait circuler les documents confidentiels, le majordome n'est qu'un bouc émissaire qui paye pour les autres.

Le scandale porte sur une série de documents communiqués à des médias italiens en janvier et février derniers. Il a entraîné la publication dans la presse de plusieurs documents sensibles faisant état de corruption et de mauvaise gestion au Vatican.

ATS