Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Le salon automobile de Pékin a ouvert ses portes lundi. Constructeurs étrangers et chinois rivalisent d'esprit pour séduire des acheteurs de plus en plus exigeants.

Dès le début de la matinée, des milliers de professionnels et de journalistes ont convergé vers le grand centre des expositions situé près de l'aéroport international, dans le nord-est de la capitale chinoise.

Dans huit immenses pavillons et une dizaine d'autres plus petits, constructeurs d'automobiles, de camions et équipementiers exposent leurs produits à grand renfort d'écrans géants et de sonorisations tonitruantes.

Numéro un mondial

Parti de quasiment rien il y a une génération, le marché automobile chinois domine depuis le début des années 2010 le classement mondial en volume. Il a absorbé 24,6 millions de véhicules neufs l'année dernière, presque deux fois plus que l'Union européenne (UE).

Après des années de croissance effrénée, le marché semble toutefois entrer dans une phase de maturation, avec une progression qui n'a atteint que 4,7% l'année dernière. Au même moment, l'activité économique chinoise montrait des signes d'essoufflement.

Vers une "guerre des prix"

Malgré tout, experts et constructeurs se veulent optimistes. Ils tablent sur la poursuite de la croissance, étant donné le toujours faible taux d'équipement: un peu plus de 100 voitures pour 1000 habitants contre 600 pour 1000 dans l'UE.

Pour gagner en volume, il faut aussi désormais séduire les consommateurs des villes de l'intérieur et non plus seulement ceux des prospères et embouteillées cités côtières.

Les constructeurs chinois, peu connus en dehors de leurs frontières (Changan, Great Wall, BAIC...) ont profité de cette mutation de la demande grâce à des 4x4 urbains bon marché. Ils ont commencé à grignoter les parts de marché des fabricants étrangers, qui sont tenus de s'associer en coentreprise avec des sociétés chinoises.

L'enjeu pour les étrangers, alors que se profile une "guerre des prix" selon le patron de PSA Carlos Tavares, est désormais de protéger leurs marges historiquement élevées.

Miser sur les voitures électriques

Pour coller aux goûts du public, les coentreprises développent des versions spécifiques. Citroën devait dévoiler lundi une luxueuse C6 de près de cinq mètres de long, héritière des "reines de la route" DS, CX ou XM, mais qui restera réservée aux Chinois.

La marque aux chevrons expose aussi une voiture électrique dérivée de sa berline moyenne C-Elysée, reflet de l'insistance des autorités à promouvoir les véhicules "zéro émission". Cette niche ne représente qu'environ 1% du marché mais a quadruplé l'année dernière.

ATS