Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Le secrétaire général du syndicat international des services UNI Global Union, Philip Jennings, croit au sauvetage du site de Merck Serono à Genève. Il a affirmé mardi que la lutte menée à Nyon (VD) pour Novartis doit être l'exemple à suivre.

"La lutte menée à Nyon sur le site de Novartis doit être un point de référence, l'exemple à suivre. Nous avons besoin d'un printemps genevois, où les employés, la population et les responsables politiques se mobilisent", a déclaré le responsable du syndicat dans un entretien publié sur le site internet de la "Tribune de Genève".

Selon Philip Jennings, les employés peuvent "trouver des solutions pour éviter la fermeture". "Les politiciens doivent avoir le courage de refuser cette fermeture", a poursuivi le responsable syndical, en soulignant que l'Etat devra en définitive payer pour les futurs chômeurs.

Pour le secrétaire général d'UNI Global Union, le cas de Merck Serono est "symptomatique" avec une entreprise rentable, Merck, qui réalise d'énormes bénéfices.

Montagnes d'argent

"Si une multinationale demande des rendements de capitaux autour de 15%, ses investissements baissent, ce qui se répercute sur l'innovation. In fine, des coupes drastiques sont réalisées dans les salaires et les frais d'entreprise", a expliqué Philip Jennings à la "Tribune de Genève".

"Au vu de la situation économique mondiale très instable, les sociétés accumulent des montagnes d'argent, mais n'en font rien. Or il en va de leur responsabilité de remettre en marche l'économie. Qu'elles arrêtent la grève des investissements, et réinjectent les capitaux dans l'économie réelle", a lancé le responsable syndical.

L'Arc lémanique, qui lutte dans une compétition globale pour attirer les investisseurs, doit imposer aux multinationales des conditions sociales, a-t-il affirmé. Elles doivent participer notamment au financement des infrastructures publiques et accepter les conventions collectives de travail.

ATS