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Avec son concurrent Novartis, Roche est la firme pharmaceutique qui a consacré le plus d'argent à la recherche (archives).

KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS

(sda-ats)

La branche pharmaceutique a surmonté sa phase difficile. En 2015, cette industrie a vu ses ventes et ses bénéfices fortement progresser, selon une étude du cabinet d'audit et de conseil EY publiée lundi.

L'année passée, les 21 plus grandes firmes actives dans le secteur pharmaceutique et biotechnologique ont généré une somme record de 429 milliards d'euros (474,15 milliards de francs) de chiffre d'affaires, souligne EY dans un communiqué. Cela correspond à une hausse de 3,7% par rapport à 2014.

Le géant bâlois Roche figure en deuxième position avec 36,9 milliards d'euros, derrière l'américain Pfizer qui comptabilise 40,8 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Avec 27,6 milliards d'euros, Novartis se classe en septième position.

Anticancéreux en tête

Dans le détail, les ventes de médicaments et les thérapies ont représenté plus de 147 milliards d'euros. Les médicaments contre le cancer et ceux destinés aux maladies auto-immunes ont généré 115,8 milliards d'euros. Au niveau des anticancéreux, Roche figure en tête des ventes avec un chiffre d'affaires de 27 milliards. Avec des ventes de 14,1 milliards, Novartis se hisse en troisième position, derrière AbbVie.

Les produits destinés aux maladies cardiovasculaires et aux troubles du métabolisme ont aussi vu leur chiffre d'affaires augmenter. Dans ce domaine, les ventes se sont étoffées de 74,1 milliards d'euros à 84,8 milliards.

Biotechs gagnantes

La croissance des chiffres d'affaires du secteur a surtout profité aux grandes entreprises de biotechnologie, qui ont développé de nouveaux produits et thérapies. Le groupe américain Gilead Sciences a affiché une progression moyenne de ses ventes annuelles de 70,7% entre 2013 et 2015, son compatriote Biogen de 24,6% et le danois Novo Nordisk de 13,6%.

Les firmes pharmaceutiques ont, elles, recentré leurs portefeuilles, selon le texte. "Et une partie de leur croissance est attribuable aux effets de change", indique EY.

Après Gilead Sciences, Biogen et Novo Nordisk, figure l'allemand Bayer avec un taux de croissance moyen annuel de 10,8%. Roche a enregistré une légère croissance. Novartis a, par contre, affiché un chiffre d'affaires en repli à taux de change constant.

Hausse pour la recherche

Les frais de recherche se sont hissés à 79,8 milliards d'euros, en progression de 3,1% sur un an. "Cette croissance est un bon signe pour le futur", précise Jürg Zürcher, responsable du secteur des sciences de la vie chez EY Suisse. Au total, 3770 produits se trouvaient dans le pipeline des sociétés en 2015, en hausse de 12% par rapport à 2014. Les deux géants bâlois sont, par ailleurs, ceux qui dépensent le plus en matière de recherche.

Les dépenses liées aux fusions et acquisitions se sont, elles, élevées à 168 milliards de dollars (166,8 milliards de francs). Ce montant est le deuxième plus haut depuis 2014.

Sur le plan opérationnel, le résultat avant intérêts et impôts (EBIT) a progressé de 6,8% et la marge moyenne d'EBIT de 24,9% à 26,1%. Cette dernière a, elle aussi, été soutenue par les grandes entreprises biotechnologiques qui ont toutes atteint des marges supérieures à 40%, affirme l'étude.

Au niveau de l'EBIT, Roche figure en troisième position et Novartis en cinquième place des 21 firmes en chiffres absolus. Mais les deux entreprises bâloises ont vu leur marge EBIT reculer, en ne tenant pas compte des effets de change. Ce repli s'est fixé à 7,3% pour Roche et 9,1% pour Novartis. La marge EBIT de Roche a atteint 31,1% et celle de Novartis 20%.

ATS