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L'industrie biotechnologique suisse a nettement ressenti en 2011 les effets du franc fort et la faiblesse de l'économie. Les ventes du secteur ont reculé de 6% sur un an, à 8,69 milliards de francs. La perte cumulée se chiffre à 350 millions, contre un bénéfice de 480 millions un an plus tôt.

Le recul des ventes est dû à la vigueur de la devise helvétique, qui a touché toutes les activités axées sur l'exportation, indique le rapport annuel de la branche (Swiss Biotech Report) publié mardi. Hors effet de changes, les ventes auraient toutefois stagné au niveau de l'année précédente, à 9,25 milliards de francs.

Quant à la perte nette du secteur, elle est imputable d'une part aux cours monétaires défavorables et d'autre part à des réductions d'effectifs. A la fin 2011, la branche comptait 12 nouvelles venues pour un total de 249 entreprises et des effectifs en légère hausse à 19'200 collaborateurs.

Investissements en verve

Les investissements dans les entreprises privées et cotées ont quant à eux retrouvé leur verve et augmenté de 203 millions par rapport à 2010, à 458 millions de francs.

Toutes les sociétés n'en ont pas profité pour autant. Le géant bâlois Actelion a levé à lui seul la moitié de ces fonds et la spin-off lausannoise Biocartis a attiré pour sa part une cagnotte de 88 millions.

Si les acquisitions sont restées modestes, des partenariats lucratifs ont été conclus, qui porteront leurs fruits à long terme. Ces flux signalent que les activités biotech ont accru leur attrait, en dépit du contexte économique difficile, souligne le rapport.

Essor des cleantech

L'industrie biotech suisse a ainsi conservé l'an passé son premier rang en Europe en termes d'innovation. Au plan mondial, la Suisse figure parmi les dix meneuses.

Un succès attribuable aux réseaux et transferts mis en place entre la Confédération, les hautes écoles, les entreprises et le monde de la finance. A ces moteurs de l'innovation est venu s'ajouter un parc technologique inauguré à Bâle l'été dernier.

ATS