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Sunil Mittal et Roberto Azevedo se sont dits contents de cette première réunion.

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

Le secteur privé s'est déplacé en masse lundi à Genève pour appeler l'OMC à "restaurer le commerce" comme dopant de la croissance mondiale. Pour la première fois, ses membres ont dialogué entre eux puis avec les Etats.

"Le monde des affaires veut des règles du commerce multilatéral prévisibles, modernes et à jour, négociées et approuvées à l'OMC", a déclaré devant les membres de l'OMC le vice-président de la Chambre de commerce internationale (CCI) Sunil Bharti Mittal. Une croissance mondiale inférieure à 3% pour la cinquième année consécutive n'est pas acceptable, selon lui.

M. Mittal appelle les membres de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à ratifier l'Accord sur la facilitation du commerce. Devant la presse, il a encore souligné que ses attentes sur la réunion de lundi avaient "largement été dépassées".

"Il est important que les membres de l'OMC entendent directement le monde des affaires", a déclaré de son côté le directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) Roberto Azevedo. Il a souhaité que ce type de réunions inspire des acteurs de la société civile.

Commerce électronique visé

Première proposition du secteur privé, représenté par une quarantaine de personnes, celle d'un accord plurilatéral pour réduire les tarifs sur les produits chimiques, sur le modèle de celui sur les technologies de l'information (ITA). Parmi les autres questions abordées, le commerce électronique sur lequel le monde des affaires est d'accord pour une approche "non discriminatoire".

Le secteur privé souhaite que l'OMC facilite les réglementations et les standards et le mette "au centre" de l'avenir du commerce. Il demande des négociations qui pourraient porter sur les tarifs douaniers, les signatures électroniques, la protection des données ou les exigences de localisation.

Les investissements doivent être plus simples, notamment la transparence, les procédures administratives ou la protection. Les barrières au commerce doivent être réduites et les PME doivent elles être davantage associées et leurs capacités renforcées, affirment les participants.

Salué par la Suisse

"Il est trop tôt pour dire quand et comment l'OMC" peut avancer sur ces thématiques, explique M. Azevedo. De même que pour affirmer si ce dialogue, qui va se poursuivre, peut être davantage formalisé. Le secteur privé souhaite déjà qu'il soit plus institutionnel.

Côté suisse, la cheffe des relations économiques et internationales de Nestlé Ghislaine Weder, le patron de Nestlé Skin Health Humberto Antunes et le directeur général du Forum économique mondial (WEF) Richard Samans ont participé. A leurs côtés, le président d'Orascom actif dans l'immobilier en Suisse, l'Egyptien Naguib Sawiris.

La rencontre était organisée à la demande de la CCI et du groupe des associations d'entreprises et du patronat du G20. La Suisse a salué la réunion. Plus de 60 personnes de toutes les régions du monde ont participé. Dont des représentants des consommateurs et des syndicats.

ATS