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Le Service de renseignement doit engager du personnel

Le directeur du Service de renseignement de la Confédération (SRC) Jean-Philippe Gaudin (au premier plan) et le conseiller fédéral Guy Parmelin ont tiré un bilan positif de la nouvelle loi sur le renseignement, en vigueur depuis une année.

KEYSTONE/ANTHONY ANEX

(sda-ats)

Une année après l'entrée en vigueur de la nouvelle loi sur le renseignement, le bilan est positif, estime Jean-Philippe Gaudin, directeur du Service de renseignement de la Confédération. Mais pour répondre aux nouveaux besoins, 28 postes supplémentaires seront créés.

Cette loi donne de nouvelles possibilités au Service de renseignement de la Confédération (SRC), qui peut procéder à des écoutes, placer des micros ou pirater des ordinateurs en cas de menace contre la sécurité de la Suisse. "C'est une loi moderne, qui correspond aux besoins actuels", a dit vendredi Jean-Philippe Gaudin, en poste depuis 100 jours, devant les médias à Berne.

La mise en pratique de la loi sur le renseignement a toutefois généré davantage de travail juridique et administratif, au détriment de l'opérationnel, a expliqué M. Gaudin. Le directeur a donc pris des mesures urgentes en demandant 28 nouveaux postes pour des spécialistes.

Le Centre fédéral de situation (CFS) a été doté de deux postes supplémentaires, afin de pouvoir devenir opérationnel 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 dès avril 2019. Le domaine cyber et celui du contre-espionnage seront pourvus de 26 nouveaux postes. "Cela permettra d'améliorer la réactivité et la capacité d'anticipation du SRC", a souligné son directeur.

Nouvelles mesures de recherches

Parmi les nouveaux outils du SRC, M. Gaudin a salué les mesures de recherches soumises à autorisation, qui représentent une plus-value. Elles ne sont utilisées qu'en dernier recours et sont soumises à un contrôle très strict, avec une procédure d'autorisation en cascade, impliquant le Tribunal administratif fédéral et des membres du gouvernement.

Lors de l'élaboration de la nouvelle loi, le Conseil fédéral avait estimé à 10 par année le nombre de cas où les nouveaux instruments pourraient être utilisés. Durant les quatre derniers mois de 2017, le SRC a lancé quatre opérations de ce type assorties de 40 mesures, révélait le rapport annuel. Elles ont abouti à deux opérations concernant des actes de terrorisme et deux opérations d'espionnage.

Interrogé sur le nombre de mesures de ce type lancées depuis l'entrée en vigueur de la loi le 1er septembre 2017, Jean-Philippe Gaudin n'a pas voulu donner de chiffre. Cette information n'est livrée qu'une fois par année, dans le rapport annuel.

Le SRC est soumis à des pressions, notamment de la part des cantons, pour qu'il lance davantage de mesures de recherches soumises à autorisation, a dévoilé son directeur. Mais son service ne peut pas répondre à toutes les demandes. "Premièrement parce qu'il faut des indices très sérieux, et deuxièmement par manque de moyens. Il faut donc fixer des priorités", a expliqué M. Gaudin.

Espions russes arrêtés

Comme exemple du succès de ces mesures, le directeur du SRC a cité l'arrestation au printemps aux Pays-Bas de deux espions russes soupçonnés de piratage du Laboratoire de Spiez (BE) et d'une tentative de cyber-attaque contre l'Agence mondiale antidopage à Lausanne. "Sans les nouvelles mesures, ces deux espions n'auraient pas pu être arrêtés", estime M. Gaudin.

L'opération a été menée avec une importante collaboration internationale, a précisé le conseiller fédéral Guy Parmelin. Outre l'espionnage et les cyber-attaques, le ministre de la défense a aussi rappelé que la menace terroriste demeure élevée en Suisse et en Europe. "Personne n'est à l'abri d'un acte terroriste".

Pour M. Gaudin, c'est même "la principale menace contre la Suisse et la situation ne va pas s'améliorer ces prochaines années". Le SRC continue donc de surveiller de près les groupes Etat islamique et Al-Qaïda, même si le nombre d'attentats a diminué de manière significative depuis 2017 en Europe. Le patron du SRC s'attend aussi à ce que la radicalisation islamique continue d'augmenter.

Depuis plusieurs mois, les statistiques des voyageurs du djihad sont toutefois stables. Au mois d'août, date de la dernière publication, le SRC en comptait 93. Il n'a pas constaté de nouveaux départs vers la Syrie et l'Irak depuis 2016 et il estime à un nombre restreint les combattants susceptibles de revenir en Suisse.

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