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Le Premier ministre tibétain en exil, Lobsang Sangay, a appelé lundi la Suisse à s'exprimer sur les immolations de Tibétains. S'il ne fait pas de la reconnaissance de son gouvernement un "objectif premier", il regrette que la communauté internationale ne porte pas la même attention à ces actes qu'au printemps arabe.

Les récentes immolations de douze Tibétains sont "tragiques, très tristes", a déclaré M. Lobsang lors d'une conférence de presse à Berne, au terme d'une rencontre avec la conseillère nationale Maya Graf (Verts/BL), vice-présidente du groupe parlementaire Suisse-Tibet.

Les Tibétains "ont recours à de tels actes désespérés, parce que la situation est désespérée", a souligné le Premier ministre. Il regrette aussi le manque d'attention de la communauté internationale. En Tunisie, l'immolation d'un homme a abouti en quelques semaines à la chute du gouvernement, a-t-il relevé.

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton s'est "alarmée". La Suisse pourrait aussi s'exprimer sur cette question, a-t-il souhaité. M. Lobsang a rencontré lors de son passage en Suisse de "hauts représentants" du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE).

Le sort du Tibet

Son objectif principal est le sort du Tibet et des Tibétains, pas la reconnaissance du gouvernement qu'il dirige depuis août. Il souhaite que les négociations en cours entre Pékin et Berne pour un accord de libre-échange prennent en compte des principes "moraux".

Selon lui, seuls deux ou trois pays ont été bénéficiaires des échanges commerciaux avec la Chine jusqu'à présent. "Le commerce est important", mais les droits de l'Homme et l'environnement "sont aussi importants", a-t-il déclaré. Et de rappeler aussi que le Tibet, importante source d'approvisionnement en eau, subit la déforestation et le réchauffement climatique.

Mme Graf a par ailleurs indiqué que les Verts n'approuveront pas au Parlement un accord de libre-échange avec la Chine si des critères liés aux droits de l'Homme et à l'environnement ne sont pas intégrés.

ATS