Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Le franc, qui oscille autour de 1,15 franc pour un euro, semble porter la place zurichoise (archives).

KEYSTONE/ENNIO LEANZA

(sda-ats)

La Bourse suisse a connu une nouvelle séance positive jeudi marquée par un ralentissement en bout de course. Le Swiss Market Index (SMI) a franchi le plus haut annuel atteint en juin, l'indice vedette n'ayant que chatouillé cette barre la veille.

Après franchi en cours de séance son pic annuel de 9148,61 points, le SMI a clôturé en hausse de 0,15% à 9136,61 points, assez loin du nouveau plus haut de 2017 de 9159,23 et du plancher quotidien de 9092,19. Le Swiss Leader Index (SLI) s'est étoffé de 0,21% à 1461,75 points et le Swiss Performance Index (SPI) de 0,14% à 10'402,86 points. Parmi les 30 valeurs vedettes, 21 ont progressé et neuf se sont repliées.

Le franc s'affaiblit

Le franc oscille autour de 1,15 franc pour un euro, ce qui semble porter la place zurichoise. Wall Street cédait pour sa part de modestes gains après des données macroéconomiques contrastées.

Les commandes industrielles aux Etats-Unis ont par ailleurs fortement rebondi en juin, conformément aux attentes des analystes, à 481,1 milliards de dollars, en hausse de 3% après deux mois de repli. En revanche, l'activité dans les services aux Etats-Unis a ralenti plus que prévu en juillet. L'indice non manufacturier s'est établi à 53,9%, toutefois au-dessus de la limite de 50% délimitant la frontière entre contraction et progression de l'activité.

Les investisseurs en gardent toutefois sous le coude en prévision des chiffres de l'emploi US qui seront publiés vendredi après-midi. Selon les analystes de Mirabaud Securities, le rapport sur l'emploi pourrait avoir un impact très important sur l'évolution du dollar, qui n'est plus très loin de 1,20 face à l'euro.

Sous nos latitudes, les ventes de voitures neuves ont reculé en juillet de 4,6% en Suisse et au Liechtenstein. Pour sa part, la Banque d'Angleterre a maintenu inchangée sa politique monétaire, bien que deux membres du comité aient voté pour une modification.

Peu d'annonces

La saison des résultats tirant à sa fin du côté de la famille SMI/SLI, les nouvelles d'entreprises ont manqué. Roche (+0,2%) figurait parmi les rares exceptions. La FDA a accordé au laboratoire rhénan un statut d'examen prioritaire au médicament Alecensa pour le traitement initial de patients atteints d'une forme spécifique de cancer du poumon, avec une décision définitive attendue à fin novembre.

Parmi les autres poids lourds, Nestlé (+0,4%) a soutenu l'indice, contrairement à Novartis (-0,5%). Le trio de tête est composé de Sonova, Sika et Richemont, qui présentent tous une progression de 1,5%.

Credit Suisse maîtrise ses coûts

Aux bancaires, Credit Suisse (+0,3%) a profité d'un relèvement d'objectif de cours par Deutsche Bank, qui a confirmé "buy". Le géant bancaire allemand a notamment salué l'amélioration du résultat opérationnel au 2e trimestre et le fait que la banque aux deux voiles contrôle ses coûts avec succès. UBS a grappillé 0,1% et Julius Baer s'est enrobé de 0,4%.

Pour Dufry (+0,6%), UBS a réduit l'objectif de cours et a confirmé "neutral". L'analyste a notamment relevé que la focalisation des exploitants d'aéroports sur la gastronomie et le fait que la croissance du nombre de passagers est soutenue principalement par les compagnies low-cost pourraient influencer la croissance de Dufry.

Swiss Re (+0,3%) a fait mieux que l'indice vedette à la veille de la publication de ses résultats semestriels vendredi. Le réassureur a passé une bonne partie de la séance dans le rouge. Kühne+Nagel (-0,6%) a vu sa recommandation abaissée par Barclays. Le rival du marché élargi Panalpina (-0,7%) a subi le même sort.

GAM en repli

Différentes sociétés du marché élargi ont publié leurs résultats. GAM a lâché 0,6% malgré une amélioration de ses résultats au 1er semestre, avec notamment un bel afflux de fonds frais. Les attentes des analystes ont été comblées et les prévisions sont confiantes.

Belimo (-2,0%) a dégagé un bénéfice semestriel en légère progression, freiné par la faiblesse du dollar.

Les entrées de commandes de Bucher (+3,6%) ont dépassé de près de 5% les pronostics du consensus établi par l'agence financière awp, ce qui est unanimement salué par la communauté financière. Les ventes et la rentabilité opérationnelle ont également dépassé les attentes.

ATS