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En 2014, la production mondiale de soja se montait à 312 millions de tonnes, dont 80% provenait du continent américain, notamment du Brésil (archives).

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(sda-ats)

Le soja importé l'an dernier pour les besoins de l'élevage suisse était très largement issu d'une production responsable. Au total, 99% du stock offrait cette garantie, selon l'association Réseau soja suisse.

Il y a dix ans, seul 1% du soja d'affouragement importé en Suisse était produit selon une norme de responsabilité, indique l'association dans un communiqué vendredi. En 2011, cette part atteignait 59% et elle a continué de progresser pour passer à 94% en 2015.

La production responsable signifie que les forêts et les écosystèmes importants ne sont pas affectés par ces cultures, tandis que les aspects sociaux sont pris en compte. Or seuls 2% des surfaces de soja cultivées dans le monde satisfont à des critères écologiques et sociaux, relève le Réseau soja suisse.

Plus d'acteurs européens

Aujourd'hui, c'est près de la totalité du soja de fourrage utilisé par les secteurs suisses de la viande, des oeufs et des produits laitiers qui satisfait à des normes de responsabilité. Ce pourcentage élevé a été atteint notamment grâce au fait que tous les programmes de labels déterminants ont ancré des prescriptions pour le soja dans leurs directives.

Les acheteurs du Réseau ont également établi de nouvelles relations d'affaires en Europe. La part de soja importée en Suisse depuis les pays du continent est passée de 1% à plus de 20% en six ans.

Davantage de soja transformé

Outre les dégâts occasionnés aux forêts, à l'eau et aux sols, c'est la part de production transgénique de soja qui préoccupe le Réseau. Evaluée à 82% actuellement, elle serait en augmentation.

En 2014, la production mondiale de soja se montait à 312 millions de tonnes, dont 80% provenait du continent américain, notamment des Etats-Unis, du Brésil et d'Argentine. Mais parmi ces pays, seul le Brésil produit une quantité significative de soja non transformé.

Pour ses importations, la Suisse doit donc de plus en plus se tourner vers le Brésil et vers l'Europe. Les différents programmes de label suisses (IP-Suisse, Naturafarm, Bio Suisse/Le Bourgeon, Suisse Garantie, QM Viande suisse, Terra-Suisse, etc.) exigent en effet l'affouragement avec des aliments non transgéniques.

ATS

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