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D'ici avril, quelque 4,9 millions de Sud-Soudanais seront en situation d'insécurité alimentaire et ce nombre devrait passer à 5,5 millions d'ici juillet, a indiqué Isaiah Chol Aruai (archives).

KEYSTONE/AP/JASON PATINKIN

(sda-ats)

Le gouvernement sud-soudanais a pour la première fois déclaré l'état de famine dans plusieurs zones du pays. Les agences humanitaires déplorent une situation "causée par l'homme", à savoir par la guerre qui ravage le pays depuis plus de trois ans.

Plusieurs zones de la région d'Unité (nord du pays) sont désormais "classifiées comme étant en famine (...) ou courant le risque d'être en famine", a déclaré Isaiah Chol Aruai, président du Bureau national des statistiques, lors d'une conférence de presse lundi à Juba. Le responsable se base sur l'échelle IPC, le standard le plus utilisé pour évaluer la sécurité alimentaire.

D'ici avril, quelque 4,9 millions de Sud-Soudanais - sur un total de 11 millions d'habitants - seront en situation d'insécurité alimentaire, a-t-il ajouté. Ce nombre devrait passer à 5,5 millions d'ici juillet.

Isaiah Chol Aruai explique cette situation par "les effets à long terme du conflit, couplés aux prix élevés de la nourriture, à la crise économique, à une production agricole réduite et à un accès réduit aux moyens de subsistance".

Déjà des morts de faim

Lundi, trois organisations des Nations unies, le Fonds pour l'enfance (Unicef), l'Organisation pour l'agriculture et l'alimentation (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM), ont indiqué que 100'000 Sud-soudanais de la région d'Unité souffraient de famine. Il s'agit du niveau le plus élevé de l'échelle IPC.

"Lorsqu'on déclare officiellement l'état de famine, cela veut dire que les gens ont déjà commencé à mourir de faim", ont indiqué ces trois organisations dans un communiqué commun. "Cette situation alimentaire est la pire depuis le début des combats il y a plus de trois ans".

"La plus grande tragédie du rapport publié aujourd'hui... c'est que le problème a été causé par l'homme", a déploré Eugene Owusu, coordinateur des affaires humanitaires de l'ONU pour le Soudan du Sud. M. Owusu a regretté par ailleurs que le travail des agences humanitaires soit compliqué par le conflit (réserves pillées, travailleurs humanitaires attaqués, etc).

Il a appelé "le gouvernement, les belligérants et tous les acteurs à soutenir les humanitaires et leur fournir l'accès nécessaire pour qu'ils puissent continuer à fournir les services vitaux à la survie de ceux qui sont dans le besoin".

Risque de génocide

Indépendant depuis 2011, le Soudan du Sud a plongé en décembre 2013 dans une guerre civile. Le conflit a fait des dizaines de milliers de morts et plus de 3 millions de déplacés, malgré le déploiement de quelque 12'000 Casques bleus.

Cette guerre oppose principalement les troupes du président Salva Kiir, d'ethnie dinka, aux hommes de l'ancien vice-président Riek Machar, issu de l'ethnie nuer. Des atrocités ont été attribuées aux diverses parties au conflit.

Les Nations unies dénoncent un "processus continu d'épuration ethnique" et redoutent un génocide comparable à celui qui s'est produit au Rwanda en 1994. La région pétrolière d'Unité, une région nuer d'où est originaire Riek Machar, est une des plus touchées par le conflit.

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ATS