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Le diplomate suisse Thomas Greminger est le nouveau secrétaire général de l'OSCE. Cette nomination est le fruit de longues discussions entre les membres de l'organisation (archives).

Keystone/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

Le Suisse Thomas Greminger est le nouveau secrétaire général de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Le diplomate, ancien bras droit de Didier Burkhalter, occupera ainsi le siège vacant au sein de l'organisation basée à Vienne.

M. Greminger est formellement nommé, a annoncé mardi l'OSCE. Aucun des 57 Etats membres n'a opposé son veto durant les cinq jours d'une procédure silencieuse. Le diplomate, âgé de 56 ans, prendra ses nouvelles fonctions mercredi.

Il dirigera le secrétariat de l'organisation à Vienne, qui comprend notamment le Centre de prévention des conflits et les services en charge des menaces transfrontalières, de la lutte contre le terrorisme ou encore de la gestion des frontières. Thomas Greminger assistera directement la présidence en exercice.

Artisan de la mission ukrainienne

Le Suisse a dirigé le Conseil permanent de l'OSCE en 2014, pendant l'année de présidence de la Suisse. Bras droit du conseiller fédéral Didier Burkhalter, il a alors été l’un des principaux artisans de la mise en place de la mission d’observation en Ukraine.

Avant sa nomination comme secrétaire général, il dirigeait le domaine Coopération Sud au sein de la Direction du développement et de la coopération (DDC), dont il était le directeur suppléant.

La Suisse "satisfaite"

Berne a exprimé sa satisfaction. La présidente de la Confédération Doris Leuthard a félicité par tweet Thomas Greminger pour sa nomination, qu'elle a qualifiée de "grand succès pour la Suisse".

"Cette nouvelle responsabilité dans l’OSCE s’inscrit dans notre volonté de contribuer concrètement et durablement à la sécurité de notre continent par la coopération", a déclaré pour sa part le conseiller fédéral Didier Burkhalter, cité dans un communiqué. La Suisse a déjà présidé l'OSCE à deux reprises, en 1996 et en 2014.

Autres postes pourvus

Mardi, trois autres postes clés de l'organisation ont fait l'objet de décisions. L'ex-ministre islandaise des Affaires étrangères Ingibjörg Solrun Gisladottir prend la tête du Bureau des institutions démocratiques et des droits humains (ODIHR).

L'ancien ministre français Harlem Désir devient lui le délégué pour la liberté des médias. Le poste de commissaire aux minorités sera occupé par le secrétaire général sortant, l'Italien Lamberto Zannier.

En quittant son poste, ce dernier avait dit craindre que l'organisation, également entravée par des différends budgétaires, ne devienne obsolète à moins de "repenser ses fondamentaux".

Prétentions russes

L'occupation des postes principaux de l'OSCE a longtemps été incertaine. A la suite de la démission de Lamberto Zannier pour le 1er juillet, le poste de secrétaire général est même resté orphelin quelque temps.

Selon des sources diplomatiques, la Russie notamment souhaitait la nomination d'un représentant de sa sphère d'influence pour l'un de ces mandats.

Une percée a finalement eu lieu mardi dernier lors d'une réunion des ministres de l'OSCE à Mauerbach, près de Vienne. Sous la direction du ministre autrichien des Affaires étrangères Sebastian Kurz, président de l'organisation, les membres de l'OSCE sont parvenus à un accord unanime.

L'OSCE offre un cadre de discussions aux Etats-Unis, à la Russie, à l'Ukraine et aux Européens depuis le début du conflit en Ukraine opposant les forces gouvernementales à des séparatistes pro russes. Elle assure depuis 2014 une mission d'observation des hostilités sur le terrain.

ATS