Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Le taux de bénéficiaires de l'aide sociale n'a pas changé depuis dix ans. Il se situe toujours à 3,2%. Comme en 2005, les enfants, les étrangers, les divorcés et les familles monoparentales ont plus de risque de dépendre de l’aide sociale.

L'Office fédéral de la statistique (OFS) a publié lundi son rapport après dix ans d'observations. Les bénéficiaires de l'aide sociale sont au nombre de 262'000 en Suisse. Les mineurs et les jeunes adultes sont toujours surreprésentés parmi les bénéficiaires, avec pour les premiers un écart de plus de 2% par rapport à la moyenne. En 2014, un enfant sur vingt était à l’aide sociale, relève l'OFS.

L'évolution des indicateurs montre cependant que les personnes âgées de 56 à 64 ans sont plus exposées qu'il y a dix ans, le taux d'aide sociale étant passé de 1,9% à 2,7%. Il a en revanche diminué chez les 18-25 ans (de 4,5% à 3,9%).

Niveau de formation

Autre constat, la corrélation entre le recours à l'aide sociale et un faible niveau de formation s'est accentuée ces dix dernières années. Alors que la population résidente compte moins de personnes sans formation post-obligatoire, elles sont proportionnellement plus nombreuses parmi les bénéficiaires: entre 2005 et 2014, leur part est passée de 42,9% à 46,3%.

Cette catégorie risque en outre de dépendre plus longtemps de l’aide sociale, constate l'OFS. Les personnes divorcées ou séparées et celles qui ont un nombre important d’enfants à charge sont aussi plus enclines à dépendre durablement des prestations.

Parmi tous les bénéficiaires de l'aide sociale en Suisse, la part de ceux qui touchent des prestations sans interruption pendant plus de cinq ans est de 10%. Les bénéficiaires de courte durée, soit jusqu'à une année, représentent environ 40% de l'ensemble des allocataires.

Beaucoup de divorcés

L'état civil influence toujours la situation financière. Ainsi, le taux d’aide sociale des personnes divorcées est plus élevé (5,7% en 2014) que celui des personnes célibataires (3,8%), mariées (1,9%) et veuves (0,6%). Les personnes divorcées voient en effet bien souvent leurs dépenses augmenter, explique l'OFS.

Depuis dix ans, les ménages d’une personne constituent le groupe à l’aide sociale le plus important, loin devant les familles monoparentales et les couples avec enfants. Sans surprise, les couples sans enfant sont moins représentés.

Quant à la nationalité, l'évolution depuis 2005 ne fait pas apparaître de grandes variations. Comme pour les Suisses, la proportion des étrangers dépendant de l'aide sociale est restée stable, oscillant entre 6% et 6,9%.

Neuchâtel et Bâle

Le taux d’aide sociale augmente en fonction de la taille de la commune. Alors qu'il évolue autour des 6% dans les grandes villes (100'000 habitants), il est d'environ 4,5% dans celles de 20'000 à 50'000 habitants. En dix ans, il a légèrement baissé dans les grandes villes, passant de 6,3% en 2005 à 5,9% en 2014.

Au niveau cantonal, ce sont Neuchâtel et Bâle-Ville qui affichent les taux de bénéficiaires de l'aide sociale les plus élevés de Suisse, avec respectivement 7% et 6%. Obwald et Uri présentent, eux, les taux les plus faibles (1%).

ATS