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Le temps de travail annuel des personnes actives en Suisse s'est réduit d'un tiers au cours des soixante dernières années, selon une étude soutenue par le Fonds nationale suisse (FNS). Un employé travaille en moyenne 1600 heures contre 2400 heures en 1950.

Trois grands facteurs ont influencé ce phénomène: une semaine de temps de travail de 42 heures et non plus 50 heures à temps plein, des congés payés d'environ 5 semaines par an au lieu de 2, et enfin une hausse de la proportion d'employés à temps partiel.

Plus de 31% des personnes actives actuellement travaillent à un taux d'occupation de moins de 90%. Il y a soixante ans, cela concernait seulement 5% du total.

Intensité

Les auteurs nuancent ces constats en rappelant qu'en Suisse, les travailleurs à plein temps travaillent beaucoup en comparaison avec les personnes actives des autres pays européens. En outre, le nombre d'heures ne dit rien de l'intensité du travail.

L'intensité s'est accrue au fil des décennies, avec à la clé des charges de travail souvent énormes et une augmentation des cas de syndrome d'épuisement professionnel, observent les chercheurs.

Une mutation des conditions de travail a conduit à des contraintes supplémentaires, comme par exemple le fait de devoir être atteignable par l'employeur à tout moment.

Démographie

A noter que le total des heures de travail effectuées dans le pays en une année a tout de même progressé puisque la population suisse a enregistré une croissance importante entretemps. L'étude relève que la plus forte hausse s'est produite dans la dernière décennie.

Un élément d'explication réside dans le regain de créations d'emplois permis par la libre circulation des personnes, jugent les auteurs: des employeurs ont pu pourvoir des postes pour lesquels ils ne trouvaient auparavant pas de collaborateurs qualifiés.

De plus, le total d'heures de travail par personne active a cessé de diminuer, peut-être parce que de plus en plus de gens exercent une activité dans le secteur des services, où l'on a tendance à travailler plus longtemps, avancent les chercheurs.

ATS