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Le président de la Douma, Viatcheslav Volodine, a notamment rencontré le président du Conseil national, Dominique de Buman.

KEYSTONE/ANTHONY ANEX

(sda-ats)

Les parlementaires de la Douma ont rendu lundi visite à leurs homologues suisses du Conseil national. Leur président, Viatcheslav Volodine, a critiqué les sanctions de l'UE devant les médias à Berne et accusé les Etats-Unis de lancer une campagne hostile à la Russie.

Le président du Conseil national, Dominique de Buman, a souligné l'indépendance de la politique économique suisse. Celle-ci ne se borne, selon lui, pas simplement à mettre en oeuvre les sanctions de l'Union européenne à l'encontre de la Russie.

Selon Viatcheslav Volodine, le volume des échanges entre la Suisse et la Russie a augmenté de 20% au cours des douze derniers mois.

Les deux délégations se sont par ailleurs entretenues d'une nouvelle manière de se rencontrer pour les représentants des entreprises. Elles estiment que la coopération entre les Parlements des deux pays doit être intensifiée.

L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) - dont le secrétaire général est le Suisse Thomas Greminger -, le rôle qu'elle joue en Ukraine, ainsi que les désaccords entre le Conseil de l'Europe et la Russie ont également été abordés.

Dominique de Buman et Viatcheslav Volodine ont en outre annoncé, en présence des médias, l'envoi de deux parlementaires suisses en tant qu'observateurs à l'élection présidentielle russe du 18 mars.

Bons offices

En ce qui concerne la crise en Ukraine orientale, "déstabilisation délibérée d'un voisin indépendant" par la Russie, comme l'a formulé l'UE, M. de Buman a adopté un ton diplomatique. La Suisse ne veut pas interférer, mais offre ses bons offices. L'ouverture et la paix sont les maximes de son pays, a-t-il ajouté.

La visite de courtoisie d'une douzaine de membres de la Douma, dimanche et lundi à Berne, répondait à celle d'une délégation du Conseil national à Moscou et à Saint-Pétersbourg en 2017.

Outre M. de Buman, M. Volodine a également rencontré le chef de la diplomatie suisse, Ignazio Cassis.

La voie de l'impasse

M. Volodine est interdit de séjour dans l'UE pour son rôle dans la crise ukrainienne, mais la Suisse ne fait pas partie de l'Union européenne.

"Nous pensons que le temps des sanctions sera bientôt révolu. En fait, les sanctions, c'est la voie vers l'impasse, ce n'est pas la nôtre et je crois que ce n'est pas la voie de la Suisse", a déclaré le président de la Douma lors d'un entretien à la RTS.

Il a ajouté que ce qui rapproche Moscou et Berne, "c'est la volonté de construire (des) relations", mais assuré qu'"un grand nombre de pays d'Europe veut également développer ce dialogue".

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ATS