Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

La solidarité latine ne se fait pas vraiment ressentir dans la course au Conseil fédéral, constate la conseillère nationale Roberta Pantani (Lega/TI).

Keystone/GAETAN BALLY

(sda-ats)

Le Tessin a besoin d'un conseiller fédéral pour représenter les "particularités" du canton, assure la présidente de la députation tessinoise à Berne, Roberta Pantani (Lega). Sans relais ministériel, le Tessin s'est peu à peu éloigné du pays auquel il appartient.

Le dernier conseiller fédéral tessinois était Flavio Cotti. C'était il y a presque 20 ans. Et pour Roberta Pantani, cette absence italophone au sein du gouvernement a pesé dans la compréhension helvétique de son canton, car "la Suisse italophone est une troisième Suisse avec ses propres particularités", résume-t-elle lors d'un entretien avec 24 Heures et la Tribune de Genève.

D'où la nécessité d'un conseiller fédéral qui puisse aborder les dossiers avec "une sensibilité" italophone. Mme Pantani estime également que les cantons romands, plus éloignés géographiquement du Tessin, "se rendent moins bien compte des enjeux" de cette élection que les Alémaniques "plus habitués à venir dans notre canton".

Quant à la solidarité latine, elle ne "se fait pas vraiment ressentir lors de la course au Conseil fédéral". Surtout que dans ce cas de figure, les Romands défendent un de leurs trois sièges francophones, souligne Roberta Pantini. Autant de raisons qui expliquent pourquoi les germanophones du pays soutiennent davantage une candidature italophone, selon elle.

Le suspense autour de la succession du Didier Burkhalter au Conseil fédéral durera tout l'été. Le PLR suisse a dévoilé à la mi-juin ses exigences et son calendrier. Il veut des candidatures latines, mais toutes les sections peuvent faire des propositions d'ici au 11 août.

ATS