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L'homme de 30 ans qui avait blessé grièvement une jeune fille à la tête en octobre 2010 à Lancy (GE) souffre d'un trouble de la personnalité. Il est immature et anxieux, a expliqué mardi devant le Tribunal criminel de Genève l'expert-psychiatre Gérard Niveau.

Selon le docteur, l'accusé est de façon chronique "mal dans sa peau". Ses liens affectifs sont faibles. Le jour du drame, sa tentative d'aborder des jeunes filles âgées d'une quinzaine d'années peut-être considérée comme "une marque de son immaturité", a relevé M. Niveau. Ces difficultés relationnelles n'atténuent cependant en rien sa responsabilité.

En tirant un coup de feu en direction d'un groupe d'adolescents qui s'enfuyaient, le prévenu savait, selon le docteur, qu'il bravait un interdit.

Addictions à soigner

L'accusé, qui est jugé pour tentative d'assassinat, n'a d'ailleurs pas eu un comportement désorganisé lors des faits, a poursuivi l'expert. Ce dernier a considéré le risque de récidive comme faible à moyen, à condition que le prévenu soigne sérieusement ses addictions à l'alcool et aux médicaments.

Au moment de son audition par la police, le prévenu avait 1,3 pour mille d'alcool dans le sang, a indiqué devant le tribunal un inspecteur qui a participé à l'interrogatoire. "Mais les explications qu'il nous a fournies étaient claires et cohérentes", a-t-il ajouté.

"Se faire un jeune"

L'accusé a déclaré, lors de son audition, "qu'il voulait se faire quelqu'un et qu'il aurait tiré même si les jeunes étaient restés assis", a relevé l'inspecteur. Selon lui, sa colère était surtout dirigée contre deux garçons du groupe d'adolescents avec qui il avait eu une altercation dans le préau d'une école.

Le prévenu, qui est allé chercher son pistolet chez lui en prenant soin de mettre dix balles dans le magasin, a fait feu une fois en direction des jeunes qui s'enfuyaient. Le projectile a d'abord blessé un garçon à la joue avant de se loger dans la tête de Marina, qui aujourd'hui, à 16 ans, a la moitié du visage paralysé.

ATS