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Le ton montait mardi en France entre François Hollande et Martine Aubry, les deux finalistes de la primaire socialiste. Ils s'affronteront dimanche lors d'un second tour décisif pour l'investiture du parti à l'élection présidentielle d'avril et mai prochains.

Jusqu'ici très mesuré, François Hollande, arrivé en tête du premier tour dimanche dernier avec 39% des voix, a dénoncé "les manoeuvres obliques" et le caractère "insidieux" des attaques venues du camp de son adversaire. Martine Aubry (31% des suffrages), après avoir affirmé que M. Hollande représentait une gauche "molle", a insisté sur les qualités qu'elle estime posséder pour gouverner la France.

Elle a ajouté que lorsqu'elle avait succédé en 2008 à François Hollande à la tête du Parti socialiste (PS), elle avait trouvé un parti "en miettes".

Un premier sondage de l'institut OpinionWay-Fiducial pour le journal "Le Figaro" a été publié mardi concernant le second tour. Il donne un avantage à François Hollande, avec 54% des intentions de vote contre 46% à Martine Aubry.

Débat mercredi soir

Les deux candidats, qui débattront directement mercredi soir à la télévision, cherchent à afficher leur ancrage à gauche, afin de séduire les électeurs du troisième homme de cette primaire, Arnaud Montebourg.

Chantre de la démondialisation et du contrôle du secteur financier, il était considéré comme le plus à gauche des six prétendants du premier tour.

Il leur demande des réponses sur les thèmes suivants: la reprise du contrôle du système financier par les politiques, "le protectionnisme européen, social et écologique", l'avènement de la VIe République, avec un volet sur la lutte anti-corruption. M. Montebourg a prévenu qu'il publiera les réponses des deux finalistes.

Par ailleurs, le président Nicolas Sarkozy a très sévèrement critiqué le concept même des primaires. Le scrutin présidentiel doit être "une élection à deux tours, pas à quatre tours", a-t-il confié à des responsables de sa majorité.

ATS