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En septembre, Marly (FR) a mis en service la première ligne de transport public automatisée de Suisse (archives).

KEYSTONE/CYRIL ZINGARO

(sda-ats)

Les véhicules automatisés ont le potentiel de modifier fondamentalement la mobilité à l'avenir. La société doit se poser la question quels avantages et quels inconvénients elle entend en tirer. L'Union des villes suisses a esquissé des pistes.

L'an dernier, l'Office fédéral des routes (OFROU) avait présenté un rapport sur la conduite automatisée sur les routes nationales. Or les planificateurs des villes et des cantons ainsi que les entreprises de transports publics (TP) ont besoin de savoir ce qu'il en est sur les routes secondaires et leur réseau, a fait savoir mardi l'Union des villes suisses, en présentant une étude devant les médias à Berne.

De nombreux systèmes d’assistance sont aujourd'hui largement répandus dans la circulation: assistants de freinage, aide au stationnement, régulateurs de vitesse adaptatifs sur les autoroutes ou assistants au maintien de trajectoire.

Dans le trafic ferroviaire, des trains sans mécanicien sont en service depuis longtemps sur des lignes isolées et clairement délimitées, comme la ligne de desserte de l’aéroport de Zurich ou le métro de Lausanne.

Conduite automatisée interdite

Les possibilités technologiques sont déjà considérablement avancées. Mais à l'heure actuelle, la conduite automatisée est interdite en Suisse sans autorisation spéciale. Ces autorisations s’adressent à des groupes sélectionnés et sont limitées à des tronçons expérimentaux, comme les minibus sans conducteur à Sion et à Zoug, ainsi que prochainement à Fribourg, Schaffhouse et Berne.

Il est difficile de dire quel sera le visage de la mobilité future, a souligné la directrice de l'Union des villes suisses Renate Amstutz. Mais la probabilité est grande que dans 30 ans, les gens se déplaceront davantage: les véhicules automatisés - individuels ou publics - seront abordables financièrement et fiables.

Ces possibilités peuvent inciter les seniors ou les personnes handicapées à voyager. De même, les pendulaires pourraient envisager des déplacements plus longs pour se rendre au travail. Le trafic de loisir pourrait également subir des modifications.

Les transports publics pourraient être individualisés, notamment sur le "dernier kilomètre", pronostique la directrice de l'étude Fabienne Perret. Dans les régions périphériques, les traditionnels arrêts de bus ou horaires pourraient disparaître au profit de solutions ad hoc.

Davantage de véhicules

Ce potentiel peut entraîner des effets secondaires non désirés, comme la croissance de la flotte des véhicules automatisés individuels. Le risque de bouchons augmenterait, alors que les voitures automatisées sont censées le réduire, en raison par exemple de la distance plus courte entre véhicules.

Cette évolution doit être encadrée activement par l'Etat. "Les avantages de l'automatisation ne viendront pas automatiquement", a averti Renate Amstutz. La technique est là, il s'agit aux milieux politiques de la guider. L'Union des villes présentera en été 2018 une nouvelle étude approfondie sur la mobilité automatisée.

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ATS