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Pièce maîtresse du futur RER neuchâtelois, le TransRun a passé la rampe mardi soir à une forte majorité au Grand Conseil neuchâtelois. La votation populaire étant déjà agendée au 23 septembre, les députés devaient voter le projet encore le soir même pour des raisons de délais.

Le parlement cantonal a voté le paquet "Transrun" par 90 voix contre 15 et quatre abstentions. Ce vote devra être confirmé en deuxième lecture dans un mois. Mais la clarté du résultat ne doit pas laisser croire que le projet est passé comme une lettre à la poste.

Le TransRUN prévoit la construction d'une liaison ferroviaire directe entre Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds, avec arrêt unique à la nouvelle gare de Cernier en remplacement du tracé actuel. La distance par le rail entre les deux villes passera de 29,5 km à 16,7 km. Le temps de parcours entre les deux villes sera réduit de moitié.

Les députés ont ferraillé ferme pendant près de six heures, avec plusieurs interruptions de séances, affaire de procéder à quelques bras de fer en coulisses. L'opposition est venue de l'UDC et de quelques députés PLR.

Le paquet comprend deux modifications constitutionnelles: l'une introduisant le TransRun, l'autre "une règle d'or" imposant des budgets en équilibre pour après l'entrée en fonction de la nouvelle liaison, soit au plus tard en 2023.

Les points de discorde sont avant tout venus des questions financières et non de droit. "C'est un projet magnifique et le rapport est très bien fait, mais en avons-nous les moyens, voulons-nous réellement assainir les finances de ce canton", s'est exclamé le chef du groupe UDC Raymond Clottu.

Le PLR, parti du ministre de tutelle du projet Claude Nicati, est dans sa grande majorité favorable au projet. Selon Pascal Sandoz, le TransRun est un véritable condensé de l'histoire neuchâteloise avec ce qu'on peut craindre de pire mais aussi de meilleur. "Le RER n'est pas une simple liaison entre La Chaux et Neuchâtel", a-t-il insisté. "Il s'agit de ne pas se tirer une balle dans le pied". La gauche est favorable au projet. Parfois en termes dithyrambiques.

"Nous sommes à la croisée des chemins", a plaidé avec force M.Nicati. Selon lui, la variante choisie est la seule qui permette un retour sur investissement. Pas question de maintenir les deux tracés, l'ancien et le nouveau. Ce serait vraiment au-dessus des moyens du canton. Mais il faut informer les populations qui se sentent lésées et leur expliquer ce qu'elles ont aussi à y gagner.

Le Conseil d'Etat tient à associer l'ensemble de la population à la décision. Alors que le référendum financier obligatoire n'existe plus dans le canton depuis une dizaine d'années, il a décidé de soumettre ce "projet très coûteux" au scrutin populaire.

ATS