Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Le Fribourgeois de 44 ans accusé d'avoir abattu en 2008 à Cointrin (GE) de deux balles dans la tête un homme de 41 ans pour la somme de 50'000 francs a nié mardi, devant le Tribunal criminel de Genève, toute implication dans l'assassinat. Le prévenu a été auditionné durant près de cinq heures.

"Je ne suis pas un monstre, je n'ai jamais tué personne et je n'ai pas tué votre fils", a lancé hors de lui l'accusé, en se tournant vers le fond de la salle et en fixant du regard les parents de la victime assis à quelques mètres de là. Sous le choc, le père du défunt a dû momentanément sortir, les larmes aux yeux.

Même s'il l'ont parfois mis devant ses contradictions avec leurs questions, ni le président du tribunal, ni les avocats de la famille de la victime, ni les défenseurs des trois autres accusés n'ont réussi à faire craquer le tireur présumé. Celui-ci a répété inlassablement qu'il n'y était pour rien dans cet assassinat.

"Conscience tranquille

Le fait que les trois autres prévenus, à savoir la compagne de la victime, la mère de cette dernière et un marchand de chevaux qui a joué le rôle d'intermédiaire le mettent en cause, ne semble pas le moins du monde le déstabiliser. "Moi, j'ai la conscience tranquille, contrairement à bien d'autres", a-t-il déclaré.

L'accusé admet avoir parlé au téléphone à la femme de la victime une dizaine de fois et l'avoir rencontrée à trois reprises. Mais c'était pour lui trouver une écurie pour ses cheveux, a-t-il argumenté.

"Si cette dame m'avait proposé de tuer quelqu'un, je l'aurais immédiatement dénoncée à la police", a poursuivi le prévenu. Grâce au signal laissé par son téléphone portable, l'enquête a pourtant permis d'établir que le soir du meurtre, l'accusé, qui habite Fribourg, se trouvait non loin de l'aéroport de Cointrin.

Mystérieuse prostituée

"J'étais venu voir une prostituée que j'avais rencontrée quelques jours auparavant dans le quartier des Pâquis", a-t-il expliqué à ses juges. La police n'est jamais parvenue à identifier la fille en question.

La justice reproche à l'accusé d'être entré de nuit dans l'appartement de la victime par le toit de l'ascenseur qui menait directement au logement. Aucune trace d'ADN du tireur présumé n'a été découverte sur les lieux du meurtre. L'arme du crime est restée introuvable.

ATS