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Le quotidien britannique "Times" a élu mercredi le jeune Mohamed Bouazizi comme personnalité de l'année 2011. L'immolation du Tunisien de 26 ans en décembre 2010 avait inspiré le Printemps arabe.

Mohamend Bouazizi, marchand ambulant dans la ville de Sidi Bouzid, s'était donné la mort après avoir été molesté et insulté par la police tunisienne qui avait confisqué les marchandises qu'il vendait dans la rue.

Cet acte de désespoir avait provoqué un vif émoi en Tunisie et des manifestations s'étaient spontanément formées dans le pays pour dénoncer le régime du président Zine Ben Ali.

"Bouazizi n'était pas un révolutionnaire, mais son acte de protestation a servi de catalyseur à une vague de révolte qui a transformé le Proche-Orient", explique le journal.

Propagation

La contestation s'est ensuite propagée à l'Egypte, à la Libye, au Yémen et à la Syrie où les opposants ont dénoncé la corruption, la répression, la pauvreté et le chômage. "Rien ne se serait passé si mon fils n'avait pas réagi contre le silence et le manque de respect", affirmait la mère de Mohamed Bouazizi dans un entretien accordé à Reuters en octobre.

"J'espère que les gens qui vont nous gouverner garderont ce message en mémoire et qu'ils prendront en considération tous les Tunisiens, y compris les pauvres", ajoutait-elle.

Prix Sakharov à titre posthume

Le 17 décembre, premier anniversaire du soulèvement, des milliers de Tunisiens, venus de plusieurs villes du pays, dont le président Moncef Marzouki, se sont rassemblés à Sidi Bouzid.

Un monument commémoratif représentant le chariot de Bouazizi entouré de chaises vides en symbole des "dictateurs" arabes déchus avait été dévoilé sous les applaudissements d'une foule compacte.

Le parlement européen a remis, le 14 décembre, son prestigieux Prix Sakharov, devenu au fil des années le Prix Nobel de la paix européen, à cinq militants du Printemps arabe, dont Mohamed Bouazizi à titre posthume.

ATS