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Gommer les disparités de pratiques entre communes, donner un tour de vis pour les jeunes et les étrangers: telles sont quelques-unes des mesures prônées vendredi pour contenir l'explosion des coûts de l'aide sociale en Valais.

Les commissions des finances et de gestion (Cogest et Cofi) du Grand Conseil valaisan ont planché sur l'aide sociale, dont les charges sont passées de 22 à 45 millions de francs entre 2010 et 2014. Présenté à la presse, leur rapport révèle une grande disparité de pratiques d'une commune à l'autre, et ceci "dans des bassins de population pourtant relativement comparables".

Cette hétérogénéité est constatée dans la façon d'interpréter les directives. Mais aussi dans la manière d'établir les statistiques, dans le nombre de dossiers traités par collaborateur ou encore dans les cahiers des charges. La Cogest et la Cofi réclament une harmonisation à tous les niveaux.

500 francs mensuels

Face aux taux d'aide sociale élevés chez les jeunes adultes, le rapport réclame un durcissement: une aide réduite à celle d'urgence pour les 18-25 ans, soit 500 franc mensuels. "Poursuivre une formation professionnelle ne devrait jamais être financièrement moins intéressant que percevoir les prestations de l'aide sociale", soulignent les auteurs.

Avec 45,99% de bénéficiaires de l'aide sociale étrangers, le Valais ne se distingue pas des autres cantons. La Cogest et la Cofi souhaitent toutefois mettre fin à "une très forte autonomie" du service cantonal de la population et des migrations et réclament une application stricte de la législation fédérale.

Egalement préoccupé par la hausse des coûts de l'aide sociale, le gouvernement valaisan a présenté en juin les conclusions d'une étude réalisée par le bureau Ecoplan. Plusieurs recommandations rejoignent celles émises par les commissions du Grand Conseil.

ATS