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Le chef de la diplomatie vénézuélienne, Jorge Arreaza, a dénoncé les sanctions suisses contre le Venezuela dans une notre transmise au chargé d'affaires suisse à Caracas (archives).

KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD

(sda-ats)

Le Venezuela a officiellement protesté lundi auprès de la Suisse contre les sanctions récemment imposées par ce pays à l'encontre de sept hauts fonctionnaires vénézuéliens. Ceux-ci sont interdits d'entrée et de transit sur le territoire suisse.

Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), contacté par l'ats, a confirmé que "le chargé d’affaires de l’Ambassade de Suisse a été cité lundi au ministère des affaires étrangères à Caracas". Aucune mesure de rétorsion n'a toutefois été prise contre la Suisse, selon une porte-parole du DFAE.

Une note a été transmise au chargé d'affaires. Ces sanctions, venues d'un pays "historiquement neutre" comme la Suisse, ne sont pas de nature à générer les "conditions d'un dialogue" et "renforcent les positions extrémistes qui cherchent des issues violentes", y affirme le chef de la diplomatie vénézuélienne, Jorge Arreaza.

"Grotesques" et "illégales"

La décision des autorités suisses, annoncée le 28 mars, montre leur "subordination aux pays membres de l'Union européenne et au gouvernement des Etats-Unis", qui ont eux-mêmes imposé des sanctions au régime de Nicolas Maduro, selon M. Arreaza. Ces sanctions, ainsi que celles imposées par le Panama, sont "grotesques" et "illégales", a par ailleurs jugé lundi la Cour suprême vénézuélienne.

Parmi les responsables concernés par les sanctions suisses figurent le président de l'Assemblée nationale vénézuélienne, Diosdado Cabello, considéré comme le numéro deux du régime, le président de la Cour suprême, Maikel Moreno, et le ministre de l'Intérieur, Nestor Riverol.

Un embargo sur les biens d'équipement militaires et les biens susceptibles d'être utilisés à des fins de répression fait aussi partie des sanctions. Une interdiction équivalente s'applique également aux équipements, technologies et logiciels pouvant servir à la surveillance ou à l’interception des communications téléphoniques ou d'internet.

Le Conseil fédéral s'est dit la semaine dernière "gravement préoccupé" par les violations répétées des libertés individuelles au Venezuela, où le principe de la séparation des pouvoirs est sévèrement mis à mal. Interrogé par l'ats mardi sur de possibles nouvelles sanctions à l'encontre de Caracas, le DFAE a affirmé que "la Suisse continue à suivre attentivement la situation et les développements sur place et elle se déterminera en conséquence".

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ATS