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La secrétaire régionale Marie-Thérèse Sangra a présenté la position du WWF Valais vendredi à Sion.

ats/Véronique Salamin

(sda-ats)

Le WWF Valais ne soutient pas la candidature olympique Sion 2026. Il a présenté vendredi à la presse les raisons de son opposition.

Gigantisme des JO, dettes, cicatrices dans le paysage, gaspillage des ressources naturelles et de l'argent public: autant de motifs pour lesquels le WW Valais s'oppose fortement à la candidature Sion 2026.

L'organisation pour la protection de l'environnement ne croit pas aux "jeux raisonnables à taille humaine sans déficit" vantés par les partisans de la candidature. "Ces slogans ne sont que pure communication", a souligné Marie-Thérèse Sangra, secrétaire régionale du WWF Valais.

"Incompatible avec nos Alpes"

Selon l'organisation écologique, le gigantisme des JO n'a pas disparu avec le nouvel Agenda olympique 2020 signé en 2014. Pire, "il est même inscrit à la recommandation 9, qui limite à 2900 le nombre d'athlètes et 100 le nombre d'épreuves, soit l'ordre de grandeur de la candidature de Pyeongchang et de Sion. Une telle démesure n'est pas compatible avec nos Alpes", estime Marie-Thérèse Sangra.

Gigantisme et durabilité "sont par nature incompatibles", poursuit la secrétaire régionale du WWF Valais. Lors d'une conférence de presse jeudi sur le développement durable de la candidature Sion 2026, le conseiller d'Etat Frédéric Favre a admis que les JO qui viennent de s'achever en Corée du Sud n'ont vraiment pas brillé pour leur durabilité.

Les exigences du CIO

La candidature de Sion 2026 devra se conformer "aux standards des fédérations sportives internationales", prévient le WWF Valais. Une fois signé le contrat de ville-hôte, les organisateurs de la candidature devront "se plier aux exigences du CIO, tel que l'exige l'article 33 de la Charte olympique" et ne deviendront "que de simples exécutants".

"Un exemple très parlant en Suisse est celui celui de la ville de Morges (VD) qui vient de retirer sa participation aux Jeux olympiques de la Jeunesse en raison de l'obligation de mettre aux normes sa patinoire après le passage de la délégation de la Fédération internationale de curling. Une bagatelle pour le CIO mais un devis à six chiffres à la charge des contribuables pour des aménagements coûteux suite à des problèmes qui n'avaient pas été pressentis lors de la phase de candidature", a précisé Marie-Thérèse Sangra.

Selon le WWF Valais, le dépassement des coûts estimés avant les JO est une constante dans l'histoire. Quant aux infrastructures rénovées ou aux aménagements provisoires, ils ne sont "d'aucune utilité pour le développement touristique, car ils ne correspondent pas aux besoins de la clientèle régulière".

Une mauvaise réponse

Le questionnaire de la Fondation pour le développement durable (FDDM) présenté jeudi à la presse ne convainc pas non plus le WWF Valais: "Il s'agit d'une méthodologie de travail qui émettra des recommandations au fur et à mesure qu'avancera le dossier Sion 2026 sans pour autant avoir une portée contraignante sur les choix finaux".

Aux yeux des protecteurs de l'environnement, les JO d'hiver sont une mauvaise réponse donnée aux défis touristiques du 21e siècle. "On ne voit pas comment ils peuvent encourager ou initier un tourisme quatre saisons", note Marie-Thérèse Sangra.

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ATS