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Prêtres, évêques et même cardinaux ont commencé à "tweeter" sur les réseaux sociaux. Il s'agit pour eux de ne pas rater le coche d'un moyen de communication universel et instantané et de faire entendre une voix souvent à contre-courant.

Le cardinal Gianfranco Ravasi, président du Conseil pontifical de la Culture, équivalent d'un "ministère" est très conscient de l'importance des réseaux sociaux. Il se trouve à la pointe du mouvement.

Le pape lui-même avait symboliquement envoyé le 28 juin d'une tablette numérique iPad un tweet pour donner sa bénédiction à un nouveau site internet du Vatican.

"Twitthomélies"

Evêque de Soissons (France), Mgr Hervé Giraud est connu désormais pour ses "twitthomélies" quotidiennes qu'il envoie depuis un an. En référence au passage de l'Evangile où Jésus chasse les marchands du temple, l'évêque a envoyé ainsi un jour cette "twitthomélie": "Il faut parfois faire le ménage dans nos églises et un peu de vide dans nos vies".

"Une culture de l'Esprit passe par Twitter: c'est une parole de vie qui peut toucher quelqu'un et être retweetée à d'autres", dit-il. Le prélat français voit dans l'apparition de ce mode de communication "un nouveau Gutenberg", en référence à l'invention de l'imprimerie.

Délicat

Selon Richard Rouse, laïc chargé des réseaux sociaux au "ministère" de la Culture du Vatican, faire entendre la voix de l'Eglise à travers blogs et tweets est indispensable mais délicat. "Nous ne pouvons nous contenter de rester à côté et de regarder, mais nous ne pouvons non plus devenir dépendants de réseaux qui apparaissent, croissent et disparaissent", souligne-t-il.

Selon lui, le langage de l'Eglise "reste prisonnier d'un monde de concepts que les gens ne comprennent plus, tourné sur lui-même. Il n'est pas ouvert sur un large public". Le langage "direct et abrupt" qu'encourage Twitter peut donc être une chance.

ATS