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Les "Amis du peuple syrien" ont appelé dimanche à Istanbul à fixer une "date limite" pour l'application du plan de paix sur la Syrie par le régime de Damas, qui poursuit sa répression sans relâche et ses pilonnages meurtriers. Mais ils sont restés muets sur l'armement des rebelles syriens.

Le régime du président syrien Bachar al-Assad s'est engagé mardi à appliquer son plan, mais la poursuite depuis lors des violences laissent de nombreuses capitales sceptiques sur les intentions de Damas. Ce plan préconise la cessation de toute forme de violence par toutes les parties sous supervision de l'ONU, la fourniture d'aide humanitaire aux zones affectées par les combats et la libération des personnes détenues arbitrairement.

Les "Amis du peuple syrien" ont par ailleurs souligné le droit de la population syrienne à l'autodéfense, défendu avec véhémence dans la matinée par la Turquie comme un moyen de pression supplémentaire sur Damas. L'armement des rebelles, et notamment de l'Armée syrienne libre (ASL), réclamé par l'opposition syrienne, l'Arabie soudite et le Qatar, n'est en revanche pas mentionné.

Grands absents

Les participants à la conférence ont également reconnu dans leur déclaration le CNS comme "un représentant légitime de tous les Syriens", un geste en deçà des attentes du CNS qui souhaitait être admis comme unique interlocuteur de la communauté internationale.

D'importants acteurs étaient absents d'Istanbul, dont la Russie, la Chine et l'Iran, principaux soutiens du régime syrien. Kofi Annan et le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, étaient également absents.

Sur le terrain, des dizaines de personnes ont été tuées dimanche, dont huit soldats dans des combats et des attaques rebelles dans l'est et le nord-ouest du pays, ainsi que près de Damas, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

ATS