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Les Appenzellois des Rhodes-Extérieures ont fêté la nouvelle année une seconde fois vendredi. Comme chaque 13 janvier, les "Chlausen" ont cheminé de ferme en ferme dans les communes situées au pied du massif du Säntis, avec leurs masques et costumes somptueux.

Par petits groupes, les personnages fantastiques sont visibles dès l'aube à Herisau, Urnäsch, Hundwil, Stein, Waldstatt, Schwellbrunn et Schönengrund. En chemin, ils font résonner leurs grelots et leurs cloches d'un poids de 20 à 30 kg. A chaque arrêt, ils chantent des jodels très lents et sans texte, les "Zäuerli".

Pour ne manquer aucune ferme, ils se déplacent à un rythme soutenu dans le paysage vallonné appenzellois. Un véritable exploit physique en raison de la lourdeur de leur attirail.

Personnages féminins également

Il existe trois sortes de "Chlausen": les beaux ("Schöne"), les laids ("Wüeschte") et les beaux-laids ("Schön-Wüeschte"). Leurs chapeaux ou coiffes sont décorés avec des scènes de la tradition appenzelloise: un spectacle magique réalisé grâce à une minutie peu commune.

Si cette tradition est purement masculine, deux membres de chaque groupe sont toutefois déguisés en femme. Ils portent un masque et un costume féminins ainsi qu'une énorme coiffe verticale en anneau.

La Saint-Sylvestre du 13 janvier remonte au calendrier julien utilisé jusqu'à la fin du 16e siècle. Protestants, les Appenzellois des Rhodes-Extérieures s'opposèrent au changement de calendrier imposé par Grégoire XIII et ont continué à célébrer le nouvel-an le 13 janvier.

Les "Chlausen" font également une apparition chaque 31 décembre. Ils restent alors dans les rues et les auberges des villages.

ATS