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Le président français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel sont favorables à une Europe à plusieurs vitesses (archives).

KEYSTONE/EPA/OLIVIER HOSLET

(sda-ats)

Les dirigeants européens se retrouvent vendredi et samedi à Rome, sans la première ministre britannique, pour adopter une déclaration traçant l'avenir de l'Union européenne. Le texte doit aussi marquer le 60e anniversaire du traité de Rome, l'acte fondateur de l'UE.

Mais signe des tensions actuelles, à quelques jours du lancement du processus de sortie du Royaume-Uni de l'UE, les autorités polonaises ont menacé de ne pas le signer. Au coeur des tensions, l'affirmation dans la déclaration de la possibilité pour un groupe de pays de pouvoir avancer plus vite sur certains sujets sans risquer le veto d'un autre Etat membre.

La version la plus récente du projet de déclaration explique ainsi que les Européens agiront ensemble, parfois à des rythmes et intensités différents, dans la même direction.

Avancer plus vite

Cette possibilité offerte par les traités d'"Europe à plusieurs vitesses", comme elle est surnommée, fait craindre aux pays de l'est d'être laissés sur le bord du chemin.

Les promoteurs de cette solution, notamment les Français et les Allemands, jugent qu'il faut pouvoir avancer plus vite dans certains domaines pour répondre à l'impatience des citoyens.

La déclaration insiste dans le même temps sur le fait que toute coopération entre certains serait ouverte aux autres, l'UE étant "indivisible".

Le texte affirme la nécessité de l'unité, de la solidarité entre Européens et du respect des règles communes, mis à mal notamment par le refus de certains pays de l'est de participer aux mécanismes européens de réponse à la crise des migrants.

La déclaration de Rome, qui réaffirme les valeurs et les principes Européens, peut également se lire comme une réponse aux craintes nées de l'élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis, sur le multilatéralisme ou le protectionnisme, soulignent des diplomates.

Après la notification de l'article 50, ouvrant le processus de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, le 29 mars, les chefs d'Etat et de gouvernement se retrouveront pour un conseil exceptionnel le 29 avril consacré au "Brexit", entre les deux tours de l'élection présidentielle française.

ATS

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