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Les 43 supporters russes contrôlés mardi dans le sud-est de la France ont été placés en garde à vue. Ils seront tous entendus à Marseille, a déclaré le préfet des Alpes-Maritimes Adolphe Colrat.

Le parquet de Marseille enquête sur les graves échauffourées qui ont eu lieu samedi dans cette ville en marge du match Angleterre-Russie de l'Euro 2016, a précisé le préfet. Les supporters russes pourront être soit relâchés à l'issue de leur garde à vue, soit expulsés dans le cadre d'une procédure administrative, soit faire éventuellement l'objet de poursuites judiciaires.

Une trentaine de ces supporters avaient dans un premier temps refusé de se soumettre aux contrôles et de descendre de leur car garé dans la cour de la caserne de gendarmerie de Mandelieu-la-Napoule, à une heure et demie de route de Marseille. Ils ont finalement obtempéré et tous ont été emmenés dans des véhicules des forces de l'ordre en milieu d'après-midi, a constaté une correspondante de l'AFP. Dans un premier temps, les autorités avaient évoqué le transfert de six de ces Russes vers des centres de rétention à Nice et Marseille.

Sur son compte Twitter, Alexandre Chpryguine, le président de l'association des supporters russes qui est aussi le collaborateur d'un député ultranationaliste et qui affirme être parmi les personnes contrôlées, a multiplié les messages, souvent accompagnés de photos, tout au long de la journée. Sa présence parmi les Russes contrôlés n'a jamais été confirmée par les autorités françaises.

Les contrôles d'identité, effectués par la gendarmerie en coordination avec la Division nationale de lutte contre le hooliganisme (DNLH), étaient notamment destinés à vérifier si ces Russes font partie d'une liste de hooligans "dits à risque". "Nous avons des indices suffisamment précis sur la participation d'au moins un certain nombre d'entre eux aux violences inacceptables" survenues à Marseille en marge d'Angleterre-Russie, avait commenté à la mi-journée M. Colrat.

ATS