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Les adhérents du FN entérinent le changement de nom

Les adhérents du Front national ont ratifié le changement de nom du parti d'extrême droite français en "Rassemblement national".

KEYSTONE/AP/LAURENT CIPRIANI

(sda-ats)

Les adhérents du Front national ont ratifié le changement de nom du parti d'extrême droite en "Rassemblement national". Une appellation qui doit lui permettre de sortir de son isolement et d'ouvrir une nouvelle ère après les défaites électorales de 2017.

"Hommage au Front national, vive le Rassemblement national", a lancé la présidente du parti Marine Le Pen vendredi soir à Bron, près de Lyon (centre-est). Elle a annoncé que 80,8% des militants du parti s'étaient prononcés en faveur de ce nouveau nom au cours d'un vote par courrier.

Ce changement de nom "ferme un chapitre de l'histoire de notre mouvement national ouvert il y a un peu plus de 45 ans, mais c'est pour mieux en ouvrir un autre qui, je le crois, ne sera pas moins glorieux", a-t-elle promis.

La nouvelle appellation est censée marquer le point d'orgue de la refondation d'un parti qui cherche à se débarrasser de son passé raciste et antisémite et souhaite trouver des alliés pour gagner. Mais les alliances tardent à voir le jour et la dédiabolisation n'est pas achevée.

"Trahison"

Rebaptiser le Front national est une "trahison", a réagi le cofondateur du parti Jean-Marie Le Pen, 89 ans, en rupture avec son ancienne formation mais qui y conserve des partisans. "Plus qu'une étiquette, c'est aussi une longue et courageuse histoire militante que l'on renie", s'est-t-il insurgé en condamnant "les inspirateurs comme les exécutants" de cette décision.

Pour sa fille, Marine Le Pen, la référence, c'est le groupe parlementaire frontiste entre 1986 et 1988 appelé "Front national-Rassemblement national", qui comptait plusieurs députés de la droite classique. Le RN gardera l'emblème de la flamme, calque du logo du parti néofasciste italien Mouvement Social Italien (MSI), aujourd'hui disparu, dont s'est inspiré politiquement le FN à ses débuts et qui l'a aidé financièrement, rappelle l'historienne Valérie Igounet.

De quoi rallier les 48% de récalcitrants qui avaient exprimé, dans un questionnaire à l'automne, leur opposition à un changement de nom. Une très large majorité de militants s'étaient en revanche dits attachés à la flamme, "identification" au parti et symbole des "combats" menés.

Malgré le nouveau nom, la ligne du RN restera orientée "à droite toute" sur la préférence nationale, rendant hypothétiques les rapprochements, selon le politologue Jean-Yves Camus. Le président du parti de droite Les Républicains Laurent Wauquiez y oppose une fin de non-recevoir et les personnalités approchées n'ont pas encore répondu.

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