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En Valais, plus de 70% des chalets et appartements de vacances ne sont pas mis en location (photo symbolique).

KEYSTONE/ENNIO LEANZA

(sda-ats)

En Valais, plus de 70% des chalets et appartements de vacances ne sont pas loués. Pour tenter de doper le marché, les professionnels de l'immobilier ont lancé un label de qualité, présenté jeudi à la presse.

Lex Weber, Lex Koller, plate-forme de réservation d'hébergement chez l'habitant Airbnb: autant d'éléments qui redessinent les contours du tourisme, en Valais comme ailleurs, et nourrissent des craintes. L'Union suisse des professionnels de l'immobilier en Valais (USPI Valais) refuse de "pleurnicher" et cherche des "solutions constructives", a indiqué son président Olivier Raemy.

Le but est notamment de rassurer la clientèle et de lui offrir une réelle plus-value. Le processus a abouti à la création du label "QualiAgency", basé sur des normes internationales ISO.

Pour l'établir, l'USPI a travaillé avec l'Association des entreprises Valais Excellence (AEVEX) et bénéficié du soutien de l'Etat du Valais. Dix agences immobilières pilotes ont effectué toute la démarche et s'apprêtent à décrocher le sésame.

Quelque 600 agences immobilières

La centaine d'agences immobilières valaisannes membres de l'USPI, dont 40% se situent en montagne, mais aussi les quelque 500 autres établies dans le canton peuvent tenter d'obtenir le label. Ce dernier certifie une entreprise "formée, éthique, avec un management responsable et durable".

Une fois labellisée, "l'agence est contrôlée chaque trois ans". L'ensemble du processus lui coûte "700 francs par an environ", a indiqué Yvan Aymon, directeur de l'AEVEX.

Airbnb pourrait indirectement aussi bénéficier du label. Nombre d'agences immobilières considèrent en effet la plate-forme comme un partenaire et elles s'occupent pour le propriétaire de toute l'intendance afin de satisfaire au mieux le locataire attendu.

Essaimer en Suisse

"Nous allons étendre la certification dans la partie alémanique du canton et espérons essaimer dans le reste de la Suisse", a précisé Olivier Raemy.

Le défi sera de faire connaître le nouveau label au-delà des frontières valaisannes et d'amener un plus grand nombre de lits sur le marché. "Il va falloir convaincre".

ATS

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