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Le jeune mâle n'a plus été vu en zone urbaine après ses apparitions en Gruyère.

Service des forêts et de la faune

(sda-ats)

Les analyses de crottes et de poils en laboratoire n'ont pas permis d'identifier génétiquement le jeune loup aperçu à Bulle, à Broc et à Charmey (FR) en février. L'échantillon n'était pas de qualité suffisante pour établir son profil ADN.

Il pourrait s'agir éventuellement de M74, qui a été observé dans le Diemtigtal (Oberland bernois), mais ce pourrait être aussi un loup encore inconnu. Du coup, faute de profil génétique, il n'est toujours pas baptisé.

Après son passage en Gruyère, le jeune mâle a été vu au Lac Noir (FR) et dans le canton de Berne, a indiqué à l'ats Elias Pesenti, collaborateur du Service cantonal des forêts et de la faune. Sa présence y a été attestée notamment par des pièges photographiques et des photos prises par des randonneurs. Il n'a pas été revu à l'intérieur d'une localité. Actuellement, on ne sait pas où il est.

En l'état actuel des observations, la population de loups dans le canton de Fribourg se résume à trois individus au maximum, pour autant que ceux-ci y soient toujours. La surveillance se poursuit. Les dernières photos du loup M64 et de la louve F13 qui l'accompagne datent de mi-mars.

On ne tire pas

Alors que d'autres cantons ont effectué ou prévu des tirs de régulation (Valais, Tessin, Grisons), ce n'est pas à l'ordre du jour côté fribourgeois. Les conditions posées par la législation fédérale ne sont pas remplies dans le canton, explique M. Pesenti.

En effet, il y a eu 33 animaux de rente tués durant l'estivage 2016 (dont aucun sur un alpage protégé) et aucun pour l'instant en 2017, soit des statistiques inférieures aux limites légales. A noter que les autorités fribourgeoises encouragent vivement l'utilisation de chiens de protection. Il y en a 17 dans le canton.

Quant à d'éventuels risques pour l'être humain: il y a eu des questions par certains chasseurs ou encore par le député UDC Nicolas Kolly, quant au loup qui s'est aventuré en zones urbaines. Là non plus, les conditions ne sont pas remplies: le loup était loin d'avoir un comportement agressif, il était au contraire terrorisé.

"Le loup nous voit comme un prédateur et non comme une proie", rappelle M. Pesenti. Et de rappeler qu'en Europe, la dernière attaque d'un loup sur un être humain remonte à 1975 en Espagne. Les abeilles tuent davantage.

ATS

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