Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Les animaux empaillés dans les écoles de Winterthour seront passés à la loupe (archives).

KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER

(sda-ats)

Les animaux empaillés disparaîtront des écoles de Winterthour (ZH). Le conseiller municipal Jürg Altwegg (Verts) a confirmé mercredi un article en ce sens du Landbote: les préparations pourraient être contaminées par de l'arsenic, un poison utilisé pour les conserver.

La précaution a été décidée après des mesures récentes effectuées à l'école de Büelwiesen. Sur 95 animaux empaillés, 88 révèlent des valeurs d'arsenic dépassant 1000 milligrammes par kilo, selon les autorités cantonales. C'est plus que les seuils tolérés par la Suva, la caisse nationale d'assurance en cas d'accident.

En particulier les préparations anciennes d'animaux à plumes et à poils peuvent contenir de l'arsenic. Ce poison était utilisé pour les protéger des mites. Un risque pour la santé existe au contact des animaux ou de la poussière qui se dépose dans les vitrines.

Les préparations peuvent continuer d'être utilisées pour les cours si on observe quelques points, a expliqué à l'ats la vice-directrice de l'office zurichois de l'instruction publique Brigitte Mühlemann.

Les animaux doivent être conservés dans des vitrines fermées et sortis uniquement en présence du corps enseignant. En cas de contact avec les mains, il faut immédiatement et soigneusement les laver, est-il écrit dans un guide ad hoc du laboratoire cantonal.

"Directives insuffisantes"

La ville de Winterthour va désormais plus loin: à son avis, ces directives sont insuffisantes à long terme. Début juillet, la décision a donc été prise de retirer - mais pas immédiatement - tous les animaux empaillés des écoles et jardins d'enfants.

La municipalité met expressément en garde contre les "actions de nettoyage" précipitées et non coordonnées. L'élimination inappropriée peut être nuisible pour la santé, avertit-elle.

Pour l'heure, les animaux doivent être laissés dans leurs vitrines. D'ici-la fin de l'année, le Musée d'histoire naturelle de Winterthour les passera en revue. Les spécimens rares ou précieux seront transférés au musée et conservés de manière centralisée et appropriée. Les autres seront traités comme des déchets spéciaux et éliminés.

ATS