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Greenpeace a planté sur la plage de Taormina une reproduction de la Statue de la liberté. Elle porte un gilet de sauvetage symbolisant le péril du réchauffement climatique et de la hausse du niveau de la mer qui en est la conséquence.

KEYSTONE/EPA ANSA/ANGELO CARCONI

(sda-ats)

Sur les plages ou les places des villages aux abords de Taormina, les organisations anti-G7 s'emploient tant bien que mal à faire entendre leur voix dans le fracas médiatique généré par les grands de ce monde. Leur chevaux de bataille: le climat et les migrants.

Avant la grande manifestation qui doit les réunir samedi dans un unique cortège "NO G7", collectifs et associations opéraient en ordre dispersé vendredi. Sur la plage de Giardini Naxos, localité située en contrebas de Taormina, c'est l'ONG pour la défense de l'environnement Greenpeace qui s'est manifestée la première dans la matinée.

Elle a planté sur la plage une reproduction de la Statue de la liberté de quatre mètres de haut. La statue portait un gilet de sauvetage symbolisant le péril du réchauffement climatique et de la hausse du niveau de la mer qui en est la conséquence.

Message simple

"On essaie d'envoyer un message simple aux leaders en leur disant qu'il n'est pas possible qu'ils ne respectent pas les engagements pris il y a deux ans à la conférence sur le climat de Paris", explique Luca Iacoboni, représentant de Greenpeace Italie.

"Et si l'Amérique ne respecte pas ses engagements, nous demandons aux autres grands pays d'aller de l'avant parce que la réponse du monde au slogan de Donald Trump 'America first' (L'Amérique d'abord) doit être 'La planète d'abord'", ajoute-t-il. M. Trump a repoussé sa décision sur le maintien des Etats-Unis dans l'accord de Paris contre le réchauffement climatique à après le G7.

Combat perdu d'avance

Un peu plus loin, c'est sur la place de la mairie de Giardini Naxos que la résistance anti-G7 tente modestement de s'organiser. "On ne se fait pas d'illusion, on voit bien que le combat est perdu d'avance et que l'ultra-majorité des médias a orienté ses antennes vers le haut de la colline", se désole Gianfranco Crua.

Président de "Carovane Migranti", il a les yeux tournés vers l'éperon rocheux sur lequel se trouve Taormina, à 200 mètres d'altitude, ou les dirigeants du G7 ont entamé leurs travaux.

Militant pour qu'un accueil digne soit assuré aux migrants arrivant en Italie, il appuie son argumentaire sur l'exemple mexicain qui, selon lui, a échoué. "Là-bas, ils ont construit des murs, mais ça n'a servi à rien puisque le nombre de migrants n'a fait qu'augmenter depuis", explique-t-il faisant.

"Où sont-ils passés"

Le sort des migrants disparus en Méditerranée depuis la révolution tunisienne de 2010-2011 est le combat d'Imed Soltani, de l'association "La Terre pour Tous", lui aussi présent en Sicile. "On veut savoir la vérité, on veut savoir où sont les 5000 personnes disparues en Méditerranée depuis la révolution", lance dans un mégaphone ce Tunisien de 42 ans.

Près de lui, sur le sol, sont posés des portraits de quelques-uns des disparus. "Ce n'est pas ça l'Europe que nous voulons, ce ne sont pas ça les Droits de l'Homme", conclut-il.

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ATS