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Les assureurs vie versent chaque année à leurs actionnaires 600 millions de francs provenant du 2e pilier, sur le dos des assurés, dénonce lundi Travail.Suisse. L'organisation syndicale demande que ces bénéfices soient réduits et couplés au taux d'intérêt minimal.

"Entre 2005 et 2010, les assureurs vie ont récolté presque 2,5 milliards provenant du 2e pilier", selon une étude de Travail.Suisse présentée à Berne devant les médias. "C'est trop" pour une assurance sociale, affirme Martin Flügel, président de l'association faîtière de 170'000 travailleurs.

Surtout que dans le même temps, "on ne cesse d'alléguer que le taux de conversion actuel", qui détermine le montant des rentes, "coûterait beaucoup trop cher, à savoir chaque année 300 à 600 millions de francs de trop", s'indigne Travail.Suisse.

Pour rectifier le tir, l'organisation préconise tout d'abord de limiter les primes pour décès et invalidité à 120% des prestations fournies. Dans certaines compagnies d'assurances, les primes encaissées représentent aujourd'hui près de deux fois et demie les montants que ces compagnies doivent verser en rentes et prestations, dénonce-t-elle.

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Travail.Suisse demande en outre que les bénéfices admissibles des assureurs vie soient couplés au montant du taux d'intérêt minimal du 2e pilier. Les assurances doivent aujourd'hui verser 90% de leurs excédents à leurs assurés et peuvent en garder 10%. Si l'an prochain les bénéfices étaient couplés au taux minimal, la quote-part minimale devant être reversée aux assurés ne serait plus de 90%, mais de 100%, moins le taux d'intérêt minimal, soit 98,5%.

Début novembre, le Conseil fédéral a en effet fixé à 1,5% la rémunération minimale des avoirs de la prévoyance professionnelle pour 2012, contre 2% en 2011. Jamais ce taux n'a été si faible.

Le terme "excédents" n'a pas été défini avec suffisamment de précision dans la loi, dénonce par ailleurs Travail.Suisse. Les assureurs vie peuvent ainsi engranger des bénéfices beaucoup plus élevés que ce que le Parlement avait prévu, explique Matthias Kuert Killer, responsable de la politique sociale.

ATS