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Environ 150 manifestants ont dénoncé vendredi à Genève les atteintes aux libertés syndicales en Suisse. A l'appel de plusieurs syndicats, ils demandent aux autorités suisses d'adapter la législation du travail.

Une meilleure protection des délégués syndicaux contre les licenciements est nécessaire, ont affirmé Unia, l'Union syndicale suisse et la Communauté genevoise d'action syndicale, lors de cette manifestation sur la place des Nations. Les autorités doivent garantir le droit pour les organisations syndicales d'informer les travailleurs sur les lieux de travail.

A l'occasion de la Journée mondiale du travail décent, plusieurs militants ont témoigné des menaces reçues par leur employeur en raison de leurs activités syndicales dans leur entreprise. Un échafaudage avait été monté sur la place, du haut duquel des patrons en costume-cravate tenaient au bout d'une corde des travailleurs, manipulés comme des marionnettes.

Aucune amélioration

Les militants ont ensuite marché vers le siège du Bureau international du travail (BIT). Selon les syndicats, les libertés syndicales sont mises à mal dans le monde entier sous prétexte de la crise financière.

"En Suisse, malgré une recommandation du comité de la liberté syndicale de l'OIT pour renforcer les protections contre les licenciements des délégués syndicaux, suite à une plainte déposée par les syndicats suisses, aucune amélioration n'a été constatée", ont dénoncé dans un tract les syndicats. A Genève en particulier, les organisations syndicales sont victimes d'entraves majeures dans l'exercice de leur droit d'informer des travailleurs, ont-elles affirmé.

ATS