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Malgré le renforcement des forces de sécurité, les arrivées hôtelières ont enregistré un recul de 8,8% de la part des touristes étrangers (archives).

KEYSTONE/AP/FRANCOIS MORI

(sda-ats)

La capitale française Paris et sa région ont perdu 1,5 million de touristes en 2016, des visiteurs chinois, japonais mais aussi européens refroidis par les attentats. La tendance semble toutefois s'inverser depuis novembre.

Des arrivées hôtelières en recul de 4,7%, et même de 8,8% s'agissant des seuls visiteurs étrangers: c'est le bilan publié mardi par le comité régional du tourisme.

Si le nombre de touristes français n'a que légèrement baissé sur un an (-0,8%), certaines clientèles étrangères ont cruellement fait défaut. La Chine, troisième contingent de visiteurs étrangers pour Paris et l'Ile-de-France, a envoyé 268'000 touristes en moins, soit une baisse de 21,5%. Le Japon enregistre le plus fort recul en arrivées hôtelières, -41,2% (soit 225'000 touristes perdus).

L'Europe n'est pas en reste. La fréquentation touristique des Italiens s'affiche en repli de 26,1% sur un an, celle des Britanniques de 8,6% et des Espagnols de 9,9%. Quant à la Russie, elle est en baisse de 27,6%, soit une perte de 65'000 touristes.

Tourisme d'affaires

Le comité tient à souligner que la clientèle américaine - la première en nombre pour la destination - a été "peu impactée" avec une baisse de 4,9% sur un an, soit un déficit de 100'000 visiteurs.

Du côté des musées et monuments visités en 2016, les bonnes performances sont rares. Hormis le centre Pompidou, qui "tire son épingle du jeu" avec +9% de fréquentation, la tour Montparnasse affiche -32%, l'arc de triomphe -24%, les musées du Louvre -13,3% et d'Orsay -12,9%, le château de Versailles -9,8% ou encore Disneyland Paris -9,5%.

La bonne nouvelle vient du tourisme d'affaires, en forte progression l'an dernier au point que le nombre de nuitées générées par des déplacements professionnels est "supérieur" aux années records de 2011 et 2012.

Au total cependant, en données sonnantes et trébuchantes, la baisse de la fréquentation touristique se traduit par près de 1,3 milliard d'euros de manque à gagner pour la région.

Mais le comité juge que le bilan 2016 a enregistré "une baisse moins importante que prévu" grâce à une "excellente fréquentation" en novembre et lors des fêtes de fin d'année, qui a "permis de combler une partie du retard accumulé". Ces "signes de reprise" se sont traduits par des arrivées hôtelières en hausse de 12,5% en novembre-décembre, "soit 581'000 touristes en plus".

ATS

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