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Les profits de la première banque américaine en termes d'actifs auraient pu être meilleurs si elle n'avait pas dû inscrire dans ses comptes des trois derniers mois une charge exceptionnelle liée à la réforme fiscale récemment adoptée aux Etats-Unis (archives).

KEYSTONE/EPA/JUSTIN LANE

(sda-ats)

JPMorgan Chase a annoncé vendredi un bénéfice net de 24,44 milliards de dollars (23,5 milliards de francs) pour l'année 2017 (-1%), dont 4,23 milliards au quatrième trimestre. Ses revenus sont eux en hausse, dopés par l'activité traditionnelle des prêts aux ménages.

Les profits de la première banque américaine en termes d'actifs auraient pu être meilleurs si elle n'avait pas eu à inscrire dans ses comptes des trois derniers mois une charge exceptionnelle de 2,4 milliards de dollars liée à la réforme fiscale récemment adoptée aux Etats-Unis.

Cette loi adoptée par l'administration Trump fin décembre abaisse notamment l'impôt sur les bénéfices des sociétés de 35 à 21% et prévoit également que les entreprises puissent rapatrier leurs bénéfices actuellement détenus par leurs filiales à l'étranger à un taux de 8% pour les actifs illiquides et de 15,5% pour le numéraire. Ces taux sont appliqués que les bénéfices soient rapatriés ou non.

C'est cette dernière taxe qui affecte les résultats des entreprises. A long terme, cette loi devrait toutefois leur être bénéfique, ce qui fait qu'un grand nombre d'entre elles préfère avaler la pilule amère maintenant et en récolter plus tard les fruits.

Davantage d'investissements

"La mise en place de la réforme est un élément très positif pour le pays et permettra aux entreprises américaines d'être compétitives mondialement, ce qui va en fin de compte bénéficier à tous les Américains", a d'ailleurs salué vendredi Jamie Dimon, le PDG de JPMorgan, qui anticipe une hausse des salaires, des créations d'emplois et un bond de la croissance.

"Une des conséquences de la réforme fiscale est que nous allons accroître et accélérer nos investissements" aux Etats-Unis, a ajouté M. Dimon, qui est également le patron de l'organisation patronale Business Roundtable réunissant les grands patrons américains.

Les banques américaines devraient être les grandes gagnantes de la réforme fiscale, selon les experts. Non seulement leur taux d'imposition va diminuer considérablement, mais elles devraient également voir leurs activités traditionnelles de crédits augmenter en raison de l'amélioration prévue de la consommation des ménages.

Nombre record de clients

Lors des trois derniers mois, les prêts octroyés par JPMorgan aux Etats-Unis ont augmenté de 8%, tandis que le volume des cartes de crédit bancaires émis s'est envolé de 13% et les dépôts bancaires de 7%.

Conséquence: le bénéfice dégagé par l'activité traditionnelle de banque de détail a augmenté de 11% à 2,63 milliards de dollars, indique JPMorgan, qui a en outre terminé l'année 2017 avec un total de 61 millions de clients, un record.

A l'inverse, les activités de courtage ont enregistré une nouvelle chute trimestrielle de leurs revenus, de l'ordre de 22%, dont 34% pour le courtage des matières premières, devises, bons du Trésor (FICC) en raison de l'absence de volatilité sur les marchés financiers.

Dans l'ensemble, le chiffre d'affaires de l'établissement a augmenté de 3% à 24,15 milliards de dollars au quatrième trimestre, et de 4% à 99,62 milliards pour l'ensemble de l'année.

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ATS