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L'immense majorité des banques interrogées par EY affirme souffrir des taux négatifs (archives).

KEYSTONE/SCHWEIZERISCHE NATIONALBANK SNB

(sda-ats)

Les banques suisses font face à un problème de rentabilité. Les taux négatifs sont notamment pointés du doigt.

Un peu plus de 90% des 120 établissements bancaires, qui ont été interrogés dans le cadre du Baromètre des banques 2017 publié jeudi par la société de conseil et d'audit EY, continuent de tabler sur une diminution de leurs rendements.

"Ainsi un tiers des instituts financiers questionnés estiment que la marche de leurs affaires sera de moins en moins bonne à l'avenir. Et certains s'attendent à des pertes marquées", souligne Stéphane Muller, responsable des services financiers d'EY en Suisse romande, dans un communiqué.

Au cours des douze derniers mois, 80% des banques indiquent toutefois avoir obtenu de bons résultats opérationnels. Et 68%, contre 75% l'année précédente, tablent encore sur de bons résultats pour l'année en cours. "Cet avis majoritairement positif surprend car la branche est confrontée à des défis variés, parfois fondamentaux", poursuit Stéphane Muller.

Privés épargnés

Les taux négatifs affectent les établissements bancaires: 95% d'entre eux constatent d'importantes conséquences dues au contexte de taux bas persistant. La rentabilité s'en trouve réduite mais pas uniquement. Des problèmes sur le long terme surviennent pour les systèmes de prévoyance et le risque de formation d'une bulle s'accroît dans certaines catégories de placements.

La majorité des instituts bancaires questionnés ne compte toutefois pas introduire des taux négatifs pour la clientèle privée. Seuls 35% d'entre eux, contre 30% l'année précédente, prévoient de mettre en place une telle mesure et ceci à partir d'un certain avoir ou dans le cas où la Banque nationale suisse (BNS) continuerait à baisser les taux.

Près de deux tiers des banques cantonales envisagent toutefois de franchir cette étape. Elles n'étaient que 20% l'année précédente.

Numérisation oubliée

Sur le plan technologique, seule une minorité des établissements bancaires reconnaît le potentiel de la numérisation. Ainsi 64% des instituts financiers, contre 67% l'année précédente, pensent que le coeur de leur activité demeure et que le numérique n'est d'abord qu'un canal de distribution supplémentaire.

"Or, la numérisation simplifie l'entrée sur le marché de concurrents externes. Et elle peut encore affaiblir la fidélité des clients, qui est déjà en baisse depuis des années ", explique Stéphane Muller.

Les concurrents externes au secteur commencent, d'ailleurs, à mettre les banques suisses sous pression. Plus de deux tiers des établissements s'attendent à ce que leur position sur le marché soit menacée par les nouvelles technologies, par les entreprises informatiques et par les prestataires extérieurs à la branche.

Face à ces défis, les instituts bancaires mettent l'accent sur les coûts et l'efficacité et non plus sur le risque et la réglementation comme auparavant. Pour ce faire, ils réduisent leurs effectifs et resserrent leurs réseaux de succursales.

Ainsi 15% des établissements, contre 11% l'année précédente, prévoient de réduire le nombre de leurs salariés de 5% ou plus. Au niveau des banques privées, qui sont particulièrement touchées par le changement structurel, ce pourcentage atteint même 26%.

Dans le même temps, 95% des instituts financiers interrogés prévoient une diminution significative du nombre de leurs agences d'ici 2020. Entre 2000 et 2015, près de 640 succursales ont déjà fermé.

Vers plus de crédits

Sur le plan législatif, malgré la mise en oeuvre imminente de l'échange automatique de renseignements (EAR), 71%, contre 66% l'année précédente, des établissements interrogés n'ont pas enregistré de retraits significatifs de fonds de clients étrangers au cours des douze derniers mois.

Au niveau de leurs activités, les banques veulent continuer à se développer dans les prêts. Près de 65% d'entre elles s'attendent à un octroi de crédits constant ou en hausse au cours des douze prochains mois. "C'est le plus haut niveau depuis cinq ans et cela concerne aussi bien le financement des PME que celui de la construction de logements", note EY.

Le négoce souffre, lui, d'un volume de transactions moindre. C'est le cas également pour les activités de placement, conclut EY.

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ATS