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La Suisse comptait près de 275'000 emplois à bas salaire en 2010, soit une rémunération inférieure à 3986 francs bruts par mois, selon une publication de l'Office fédéral de la statistique (OFS). Ces postes représentent 10,5% de la totalité des emplois offerts par les entreprises.

Les femmes sont davantage touchées par le phénomène, représentant une nette majorité (68,4%) des postes à bas salaire. Près de la moitié de ces emplois se concentrent dans les secteurs du commerce de détail, de la restauration, de l'hébergement ainsi que des services relatifs aux bâtiments et aménagements paysagers, relève l'OFS.

Un emploi est considéré à bas salaire lors la rémunération calculée sur la base d'un équivalent plein temps de 40 heures hebdomadaires est inférieure aux deux tiers du salaire brut médian, indique l'OFS dans sa publication parue mercredi.

Petites entreprises

Plus de la moitié des postes à bas salaire (52,9%) sont proposés par des petites entreprises, de moins de 50 personnes. D'une manière générale, le taux d'emplois à bas salaire est d'autant plus faible que la taille de l'entreprise augmente, constate l'OFS.

Pour l'Union syndicale suisse, les données collectées par l'OFS soulignent la problématique urgente des bas salaires. Une grande partie des emplois concernés proviennent de secteurs sans salaire minimum fixé par une convention collective, note l'USS dans un communiqué. Un apprentissage ne protège pas d'un bas salaire, observe également la centrale syndicale.

L'USS a déposé en début d'année une initiative sur les salaires minimums. Le texte demande un encouragement des conventions collectives de travail (CCT), mais aussi un salaire minimum garanti de 4000 francs.

ATS