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D'après le ministre néerlandais de l'Intérieur Ronald Plasterk, le dépouillement totalement manuel ne devrait pas prendre plus de temps que celui par ordinateur (image symbolique).

KEYSTONE/AP/MICHEL SPINGLER

(sda-ats)

Les bulletins de vote lors des élections législatives du 15 mars aux Pays-Bas seront comptés à la main par crainte d'un piratage, a annoncé mercredi le ministre néerlandais de l'Intérieur Ronald Plasterk. Il a évoqué une menace de cyberattaques russes.

"Des informations ces derniers jours sur la vulnérabilité de nos systèmes (de décompte électronique) ont soulevé la question d'une possible manipulation des résultats", explique Ronald Plasterk dans un communiqué. "Nous ne pouvons laisser planer la moindre ombre de doute".

Dans un entretien accordé à la radio RTL, le ministre de l'Intérieur a indiqué que la Russie était l'un des acteurs extérieurs qui pourraient chercher à fausser le résultat des élections. "Nous avons des indications que les Russes pourraient être intéressés. Pour les prochaines élections, il faudra donc s'en tenir aux bons vieux papier et crayon".

Le dépouillement aux Pays-Bas se fait à la main dans les bureaux de vote, mais les résultats sont ensuite comptabilisés électroniquement au niveau régional, puis national. Des médias néerlandais ont rapporté ces derniers jours que le logiciel servant à ce décompte ne serait pas sûr. D'après Ronald Plasterk, le dépouillement totalement manuel ne devrait pas prendre plus de temps que celui par ordinateur.

Percée du Parti de la liberté?

Les élections du 15 mars pourraient marquer une percée du Parti de la liberté de Geert Wilders, anti-immigration et anti-européen, et donner le ton des scrutins prévus ensuite en France et en Allemagne à un moment où le Brexit et l'hostilité affichée de l'administration Trump et de Moscou font peser une forte pression sur l'Union européenne.

La Russie a déjà été accusée d'ingérence dans la campagne présidentielle américaine pour favoriser l'élection de Donald Trump. Elle est également soupçonnée par les autorités allemandes de vouloir influencer le résultat des élections législatives de septembre prochain en exploitant la crise des migrants pour fragiliser la chancelière Angela Merkel.

ATS

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