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Les chrétiens du monde entier célébraient Noël dimanche avec comme point d'orgue la traditionnelle bénédiction "urbi et orbi" du pape. Mais la fête a été endeuillée par plusieurs attentats contre des églises au Nigeria, qui ont fait au moins 40 morts dans un pays en proie à des violences religieuses récurrentes.

Par un temps ensoleillé et très doux pour la saison, Benoît XVI, 84 ans, assis dans un fauteuil sur la loggia de la basilique Saint-Pierre, a prononcé le message de Noël "urbi et orbi" ("à la ville et au monde") devant des dizaines de milliers de fidèles de nombreux pays qui l'acclamaient. La cérémonie était retransmise dans le monde entier.

Le pape a ensuite adressé ses voeux en 65 langues. "Puisse le Seigneur secourir l'humanité blessée par de nombreux conflits qui, aujourd'hui encore, ensanglantent la planète", a-t-il dit, demandant notamment un arrêt du bain de sang en Syrie et l'implication de "toutes les composantes" des sociétés du Moyen-Orient dans la construction de leur avenir.

"Aveugle et absurde"

La fête a été entachée par une série d'attentats au Nigeria, dont le plus meurtrier, contre une église catholique de Madalla, près d'Abuja, a fait au moins 35 morts à la fin de la messe de Noël.

Ce drame est le fruit d'une "haine aveugle et absurde", a réagi le porte-parole du Saint-Siège, le père Federico Lombardi. Il "cherche à susciter et à alimenter encore plus de haine et de confusion" dans le sixième pays au monde pour le nombre de chrétiens, toutes confessions confondues, où les tensions interreligieuses ne cessent de s'aggraver.

Politique et métaphysique

Dans son message au monde, le pape a d'autre part appelé à la "solidarité" avec la Corne de l'Afrique, ravagée par la famine et l'insécurité, notamment pour les réfugiés.

Reprenant ses thèmes contre une trop grande déchristianisation des sociétés occidentales, il a dénoncé le désir de l'homme de "se substituer" à Dieu, de "décider ce qui est bien et mal" et de se croire "le maître de la vie et de la mort".

ATS