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Les caisses de pension suisses ont vécu une année 2011 difficile. En raison du franc fort, de marchés financiers volatils et de taux d'intérêt demeurant bas, elles ont affiché une performance moyenne de -0,3%, nettement en deçà du rendement théorique de 3,4% nécessaire pour maintenir le taux de couverture.

Sur les 326 institutions de prévoyance interrogées, lesquelles gèrent une fortune totale de 426 milliards de francs, 85% ont réalisé une performance située entre -2,5 et +2,5%, d'après l'enquête "Les caisses de pension suisses en 2012", présentée mardi à Zurich par Swisscanto. Elles n'ont été que 3% à présenter un résultat supérieur à 2,5%.

A peine la moitié des caisses de pension (46%) a dégagé une performance positive, a relevé Gérard Fischer, directeur de l'institut des banques cantonales spécialisé dans les fonds et la prévoyance. "La rémunération minimale de 2% prescrite par le Conseil fédéral donne un signal totalement erroné lorsque les marchés des capitaux ne permettent pas de meilleurs résultats".

Rendements trop faibles

L'an passé, la meilleure performance s'est hissée à plus de 4,8%, alors que la pire s'est établie à moins de 7,4%. La part des actions détenues par les caisses de pension a joué un rôle déterminant: plus celle-ci était importante, plus le rendement a été mauvais.

Avec l'appréciation de la monnaie helvétique, les investisseurs en francs ont perdu de l'argent sur pratiquement tous les marchés d'actions. Et l'évolution favorable des obligations n'a pas tout à fait permis de compenser ces pertes.

En 2010, les 361 institutions de prévoyance alors interrogées avaient affiché une performance moyenne de 2,9%. Reste que le phénomène de revenus du capital insuffisants pèse depuis plusieurs années sur le 2e pilier. Le rendement moyen sur 5 ans n'atteint ainsi que 0,2% par an. Sur 10 ans, cette valeur s'inscrit à 2,4%.

ATS